DCS – Blackshark

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Préambule, historique

Eagle Dynamic est une société de développement de logiciel fondée en 1991 à Moscou. Son premier opus sorti en 1995 est le légendaire SU-27 Flanker qui, pour son époque, était révolutionnaire en terme de simulation de combat et de modélisation dynamique de vol. Quelques temps après, en décembre 1999, Eagle dynamique dévoile son deuxième opus, Flanker 2.0, avec une qualité graphique considérablement améliorér, un éditeur de mission offrant plus de réglages. Flanker 2.0 comprend un SU-33, laissant la possibilité d’apponter sur le célèbre porte-avion russe le « Kuznetsov », ainsi que d’effectuer le ravitaillement en vol.
C’est sous la tutelle d’Ubisoft, qu’Eagle dynamic publie en 2003 son nouveau simulateur « LockOn: Modern Air Combat », avec un moteur graphique tout nouveau, et une modélisation 3D rarement vue sur un simulateur de combat. L’intérêt principal de cet opus est la possibilité de piloter de multiples appareils, comme le SU-27, le SU-33, le SU-25, le MIG-29, le F-15 ainsi que le A-10.

C’est grâce à cette possibilité que LockOn est vite devenue très populaire.Jusqu’à présent, le théâtre d’opération de tous les opus d’Eagle Dynamic était toujours le même: la Crimée. C’est en 2005 qu’une extension payante nommée « LockOn: Flaming Cliffs », élargie considérablement le théâtre d’opération jusqu’à la frontière de la Géorgie, et permet le pilotage du SU-25T, avec un modèle de vol très réaliste.

Eagle dynamic annonce en 2006 le développement d’un nouvel addon, nommé « LockOn: Blackshark », afin de pouvoir piloter le Kamov KA-50. Mais, plusieurs événements ont fait que l’extension n’a jamais vu le jour. En effet, LockOn n’était pas vraiment avancé en termes d’avionique, et le moteur graphique avait besoin d’être amélioré. De plus, Eagle Dynamic a « divorcé » avec son éditeur Ubisoft, afin de pouvoir développer sans contraintes imposées. Mais la cause officielle du retard est le développement d’un réel simulateur de A-10 pour l’armée américaine. Un vrai feuilleton… C’est en ce jour du 17 Octobre 2008, après plus de 3 ans de développement qu’Eagle Dynamic met sur la table son révolutionnaire dernier né « Digital Combat Simulator : Blackshark » en version russe, un réel pari à surmonter face à la crise économique actuelle qui fait rage.

Présentation générale du produit

Digital Combat Simulator: Blackshark est le simulateur de combat le plus abouti au jour d’aujourd’hui ; Le premier appareil pilotable est l’hélicoptère Kamov KA-50. Ce simulateur est désormais dédié aux joueurs « hardcore », avec un cockpit entièrement cliquable et modélisé en 3D, ce qui constitue la première évolution de DCS. Le cockpit risque d’être effrayant pour les simples gamers, mais différents niveaux de réalisme sont inclus. DCS offre un niveau de réalisme incomparable avec ses prédécesseurs en termes de modélisation dynamique de vol, de modélisation des instruments, de modélisatation de l’avionique, et de son système d’armement.

La modélisation des dégâts est aussi la plus avancée qui existe, avec la possibilité de casser chaque partie de l’appareil avec les effets induits sur le centre de gravité et le modèle de vol. Mais là où Eagle Dynamic a mis l’accent, c’est sur le modèle dynamique de vol, où pas moins de 14 forces sont calculées en même temps, du jamais vu dans un simulateur grand public. A tel point que tous les effets dynamiques propres à l’hélicoptère sont modélisés, comme l’effet de sol, le « vortex ring », le décrochage dynamique en bout de pâle, la collision entre les pâles,…


C’est la deuxième évolution de DCS. La troisième, invisible pour le moment, sera la possibilité d’ajouter d’autres appareils pilotables, modélisés avec le même niveau de réalisme que le KA-50, comme le A – 10 Warthog, ou le AH-64 Apache, et bien d’autres encore. Eagle dynamique a annoncé que le développement de chaque appareil pourra avoir une durée 9 mois. Il est aussi au programme du développement de DCS, d’être compatible avec les processeurs multi-cœurs, et les futurs évolutions graphiques. C’est un simulateur qui est loin d’être obsolète, car il va évoluer petit à petit sur tous les niveaux.

C’est une stratégie presque identique à celle de flight-simulator, grâce aux addons développés par l’éditeur officiel, ou même par la communauté ce qui constitue un intérêt tout particulier pour l’avenir du jeu. Le théâtre d’opération se situe en Géorgie et en Caucase du Nord, en plein milieu d’un conflit actuel, qui oppose les russes et les géorgiens. La région possède un relief très varié, entre les grandes chaines montagneuses, les grandes forêts, et les vastes plateaux d’exploitations agricoles.

Achat et Installation

Il existe, et existera en tout trois versions du simulateur. A vous de voir laquelle vous correspond le mieux, en fonction de votre budget. DCS: Blackshark est disponible en version russe depuis Octobre 2008, au prix dérisoire d’une vingtaine d’Euros en version DVD ou Download. L’achat s’effectue directement sur le site officiel de DCS pour la version download par paiement sécurisé. La version DVD peut être achetée, mais directement depuis la Russie, sur un site très connu dans l’Est qui se nomme 1C Company.

Le système de protection est assuré par le très controversé Starforce. Malgré cela, l’activation du jeu se fait tout naturellement. Le problème de cette version est qu’elle est en cyrillique (caractères russes), mais son activation reste très facile. En revanche, une petite manipulation existe pour traduire tout l’interface du jeu en anglais (menu, option et éditeur de mission), mais pas les briefings de mission. L’achat d’une version download donne le droit à trois activations, dont une utilisée lors de la première activation. A noter qu’une réactivation n’est nécessaire qu’en cas de formatage du PC, ou de changement de matériel. Une désinstallation suivie d’une réinstallation ne nécessite pas d’activation.

La deuxième version est en anglais, et est quant à elle, disponible depuis le mois de Décembre 2008, mais uniquement en version download. Elle propose 2 campagnes supplémentaires par rapport à la version « orientale ». Due au niveau de vie supérieure aux pays de l’Est, le prix de cette version à presque doublé, et est vendue au prix de $49.99.

La troisième version sera « multi langues », pour nous européens. Une chance pour nous, car le simulateur sera disponible en français. Le prix annoncé par le site Simware est de 39,99€. Les modalités de distribution lors de la sortie de cette version ne sont pas encore fixées (DVD et/ou download), mais Eagle dynamic certifie qu’une version DVD sera tôt ou tard disponible. La date de sortie de cette version n’est pas annoncée, mais elle est imminente, car l’éditeur a annoncé qu’elle sera disponible au premier trimestre 2009.

Toutes ces versions, ces prix et ces dates prêtent à confusion, et on ressent un peu le désordre dans la publication du simulateur. Peut-être une preuve que financièrement Eagle dynamic était à bout de souffle, du au retard de développement.

Le manuel

La complexité de l’utilisation et du pilotage du KA-50 oblige l’édition d’un manuel de près de 500 pages. Il est divisé en deux parties. La première concerne les systèmes, l’avionique, la navigation et l’armement de la machine, la deuxième concerne l’utilisation du Graphique User Interface (ou interface de l’utilisateur), illustrant le fonctionnement de l’environnement du menu et des options du jeu, ainsi que le fonctionnement de l’éditeur de mission. Les manuels sont complets et très illustrés, avec une explication brève de chaque switch, et une explication détaillée du circuit auxquels ils appartiennent. Il manque cependant un peu plus de théorie sur la technologie et l’aérodynamique propres aux voilures tournantes, pour comprendre certains effets qui surviennent pendant le vol.


Les deux manuels sont disponibles en anglais au format PDF sur le site de l’éditeur. Un équipe française a traduit le manuel, et sera disponible lors de la sortie de la version « multi langues » de DCS. A noter qu’Eagle dynamic projette d’éditer dans peu de temps, une version « papier » de leur manuel, qu’il faudra commander.

Présentation de l’appareil

Comme cité dans la présentation, le premier appareil pilotable de la série DCS, est le KA-50 de la firme russe Kamov. Cet hélicoptère d’attaque est spécialisé au combat AIR/SOL, même s’il peut quand même engager des cibles aériennes. Il est motorisé par deux turbines d’une puissance de 2200 chevaux chacune. Elles sont gérées automatiquement par un gouvernail électronique de commande et de contrôle. Il dispose également d’un APU dédié uniquement au démarrage des turbines. Le KA-50 présente plusieurs particularités, qui le rendent unique en son genre.

Tout d’abord, il est monoplace, chose qui ne s’est jamais vue dans un hélicoptère militaire. Cette particularité nécessite en contrepartie une aide au pilotage, ainsi qu’un armement simple à utiliser. Le pilote du KA-50 doit effectuer les deux tâches (pilotage et armement), normalement dispatchées pour 2 hommes sur les autres hélicoptères de combat. La deuxième particularité de cette machine est la possibilité au pilote de pouvoir s’éjecter, chose unique en hélicoptère. En effet, toutes les pâles sont liées au rotor grâce à des boulons explosifs qui permettent, au moyen de la force centrifuge, de projeter chaque pâle loin de l’appareil, et de laisser la voie libre à l’éjection du pilote.

La troisième particularité concerne son concept aérodynamique. Le KA-50 ne possède pas de rotor de queue, mais un double rotor principal contrarotatif lui offrant plusieurs avantages. Grâce à ce concept, il possède une manœuvrabilité accrue face à ses adversaires. De plus, les menaces au sol essaient toujours de cibler le rotor arrière d’un hélicoptère « classique », ce qui condamne l’appareil au crash en cas de panne du rotor. Le KA-50 peut donc facilement se passer de sa dérive à l’arrière car l’effet « d’anticouple » est assuré par son double rotor principal. Cette particularité présente néanmoins des inconvénients, comme la consommation accrue en carburant due au couple nécessaire à la rotation des deux axes, et le risque de collision des pâles si les manœuvres sont trop brusques.

 

Interface de l’utilisateur

L’interface de DCS: Blackshark est simple, esthétique et intuitif, nous proposant en son centre, une mission rapide, voire un peu trop pour le débutant. Mieux vaut-il avant tout configurer le jeu, ainsi que notre matériel. Pour cela, les développeurs ont conçu un menu d’options regroupant à la fois la simplicité et l’efficacité. Les réglages vidéo prennent en compte tous les formats d’écran, ainsi que le multi-screens. Il est possible d’ajuster la complexité du décor et de la texture du cockpit afin d’optimiser la fluidité du jeu. A côté du réglage vidéo se trouvent les curseurs de réglage du son. Un jeu d’une telle complexité possède forcément des raccourcis clavier à rallonge, que l’on peut modifier, et surtout sauvegarder grâce à la création d’un profil permettant d’être réutilisé lors d’une réinstallation. Nous pouvons modifier l’affectation des axes, mais aussi peaufiner les réglages du débattement et de la courbure de chaque axe. La dernière partie du menu des options concerne le réglage de la jouabilité.

Ce réglage est très important, car il correspond à votre niveau dans le pilotage et dans la maitrise de l’avionique de la bête. Le débutant dans le pilotage d’hélicoptère devra inévitablement choisir le mode pilotage facile, histoire d’apprendre la philosophie de déplacement d’un hélicoptère, et commencer quelques petites translations. N’hésitez pas, en fonction de votre évolution dans la maitrise du jeu, à enlever petit-à-petit les aides, afin d’ajouter du réalisme.


Revenons au menu principal du jeu, et créons un profil de pilote. En effet, un logbook est à votre disposition pour y voir votre évolution, vos exploits, vos médailles, et vos heures de vols dans le jeu. Toutes les statistiques sont sauvegardées à cet endroit.
Comme à son habitude dans les opus précédents, Eagle Dynamic est très attaché à la formation du pilotage et à l’utilisation de la machine. Le mode training vous permet de monter dans le cockpit, puis de vous laisser guider grâce aux voix, aux textes et à la souris qui bouge toute seule avec la possibilité de mettre le track en pause, ou bien alors de prendre le contrôle de l’appareil. C’est une méthode entièrement interactive très intéressante et très pédagogue, quelque soit votre niveau. Six grands chapitres, avec plusieurs leçons sont disponibles, et indispensables pour débuter.

Une fois bien entrainé, vous pourrez tenter une des 18 missions disponibles. Chaque mission possède un briefing, parfois un peu trop bref. En effet, il est impossible d’étudier stratégiquement la carte, ni même de pouvoir l’imprimer. Heureusement que le système de navigation du KA-50 permet de modifier la route, et d’étudier le relief très montagneux et vallonné du terrain.

 

Avionique

Nous voici donc installés dans le cockpit du KA-50. La première grosse surprise est la fluidité du frame-rate par rapport à la finesse des instruments. En plus, Eagle Dynamic nous laisse le choix d’optimiser la fluidité en modifiant la résolution des planches de bord. Les instruments du KA-50 sont divisés en deux parties. La première concerne les instruments analogiques (à aiguilles), preuve que cette machine ne date pas d’hier. Mais la deuxième partie concerne l’écran à droite, nommé « ABRIS ». C’est l’instrument de navigation le plus important pour mener à bien une mission. Il permet d’élaborer des stratégies d’attaque grâce à l’affichage du relief, la position des ailiers et des cibles.

Nous pouvons y insérer un plan de vol vertical et horizontal, entièrement modifiable en temps réelle. On pourrait presque le comparer à un MCDU d’un avion de ligne, couplé avec un écran de navigation (ND) tant l’ABRIS est puissant, et regorge d’informations cruciales pour la mission. Tous les modes et sous-modes sont parfaitement modélisés par l’éditeur, et rend l’ABRIS facilement utilisable et paramétrable. Un instrument de navigation secours de type HSI est quand même présent pour pouvoir rentrer à la base en cas de panne de l’ABRIS, juste de quoi afficher le plan de vol, ou le chemin à prendre pour rejoindre une balise ADF. La gestion de la navigation s’effectue sur un petit panneau situé sous l’ABRIS, nommé PVI-800. Un peu compliqué à utiliser au début, mais après quelques manipulations, on comprend que cet instrument est très important, notamment pour le suivi d’une route, l’affichage du vent ou l’édition d’un point de passage par exemple.


Les autres instruments sont à peu près les mêmes que l’on retrouve dans un avion à quelques différences près comme l’affichage de l’inclinaison des pâles, et le pourcentage de rotation du rotor, que l’on pourrait attitrer au N1 d’un avion. N’oublions pas que les russes utilisent les unités métriques (mètre, kilomètre, kilomètre/heure, litre), mais une option permet l’affichage des unités impériales (pied, miles, miles/heure, gallon) pour les irréductibles. Une autre mise en garde concerne l’utilisation de l’horizon artificiel normal et secours. En effet, la référence de l’instrument n’est pas l’hélicoptère, mais l’horizon. Un peu déroutant lors des premières évolutions sans visibilité. Une petite nouveauté, très rarement vue sur d’autre simulateur, est la possibilité d’afficher le corps du pilote. C’est un élément d’immersion hors pair. Les mouvements des membres sont très fluides et très bien dessinés.

Le KA-50 nous témoigne sa complexité à la vue des centaines de switchs et de témoins situés dans le cockpit de manière désordonnée. Ce cockpit devrait faire peur aux joueurs les plus arcades. Mais avec un petit peu d’entrainement à la mise en route de la machine, vous devriez vous en sortir, surtout avec la possibilité d’afficher le cockpit entièrement en anglais.

Armement, acquisition, Contre-mesures et Partage des données (Datalink)

L’armement du KA-50 est varié, et propose toute une série d’armes guidées et non-guidées. L’arme fétiche du KA-50 est le Vikhr. C’est un missile multifonction guidé par un rayon laser émis par notre hélicoptère, voire même celui d’un autre. Il permet d’engager des cibles blindées statiques ou en mouvement, au sol et en vol. L’intérêt de cette arme est la précision qu’elle possède, et aussi la possibilité du KA-50 d’en posséder jusqu’à 12 dans son emport. En fonction de la vitesse et de l’altitude, le Vikhr peu être engagé jusqu’à 8Kms d’une cible. Une autre arme cruciale au KA-50 est son canon 2A42 d’un calibre de 30mm à double chargeur. Il permet d’engager des cibles jusqu’à 2000m. Mais l’intérêt principal de cette arme est qu’elle peut être couplée au système d’acquisition, et grâce à la puissance hydraulique, le canon se déplace automatiquement vers la cible. Il possède 2 chargeurs de 220 coups pour le chargeur anti blindage et 240 coups pour le chargeur à fragmentation. Les autres armes sont plus classiques comme des rockets, avec différents calibres, des bombes plus ou moins lourdes et des pods cannons. Toutes ces armes ne possèdent pas de guidage, mais la visée peut être assistée par le système d’acquisition qui calcule, grâce à son laser, le point d’impact en fonction de la distance de la cible et de la trajectoire balistique propre à chaque arme.


Le KA-50 possède un puissant système d’acquisition, nommé « shkval » d’un débattement de +15° -80° de haut en bas, et + ou – 35° de gauche à droite. Il possède un capteur TV, couplé à un émetteur laser. Deux zooms sont disponibles: un zoom basique X7, mais aussi un zoom X23. Le Shkval permet le verrouillage des cibles au sol ou aériennes, quelles que soient leur nature ou leur évolution. L’écran TV est très complet, et affiche de multiples informations pour que le pilote puisse avoir le regard plongé sur cet écran.

En effet, on peut y voir la vitesse de notre appareil, l’altitude, l’attitude, le débattement du champ de vision du Shkval,… Le KA-50 possède également un mode de visée couplé avec le casque du pilote. Vous pourrez ainsi pointer le Shkval grâce à votre œil. C’est un mode très intéressant pour le combat AIR/AIR ou pour détruire des cibles très rapprochées au sol.
Le KA-50 possède bien évidemment des systèmes de contre-mesure. Le premier est le Laser warning receiver (LWR). C’est un petit boitier avec 4 lampes rouges montrant la direction d’une menace laser, avec au centre la tendance de la situation horizontale de la cible (même niveau, en haut ou en bas), un voyant vous indiquant que vous êtes à portée de l’ennemi, et un autre indiquant si un missile guidé par laser se dirige vers vous. Un petit bouton permet la remise à zéro du boitier, car toutes les informations sont mises en mémoire sur le LWR.

Le deuxième système contre-mesure concerne le UV-26. Ce boitier permet de programmer un cycle de largage des Flares (leurres thermiques). Il est très complet, et laisse la possibilité de choisir pour un cycle, le nombre de flares, l’intervalle entre le largage, et le nombre de cycles désiré. Il permet aussi de choisir le largage des flares situé sur l’aile gauche, ou sur l’aile droite ou des 2 cotés. Au total, nous disposons de 128 flares à utiliser stratégiquement. A noter qu’aucune contre-mesure « radar » n’est disponible, ce qui est très handicapant.

La stratégie principale d’attaque des hélicoptères est l’attaque en « meute ». Cette stratégie nécessite donc un système de partage de données, très bien simulé sur notre appareil. Le Datalink est une fonction primordiale pour définir une attaque organisée géographiquement et bien temporisée. Il permet de recevoir ou d’émettre les coordonnées d’un ailier, d’une cible ou d’un point de passage. Les données peuvent être sauvegardées et affichées sur l’écran de l’ABRIS. Les coordonnées d’une cible peuvent êtres envoyées au système d’acquisition Shkval, afin de retrouver très facilement une cible pour pouvoir l’engager.

 

Modèle de vol, motorisation

Voici le gros point fort de la série Digital Combat Simulator: la modélisation dynamique de vol. Eagle dynamique a mis le paquet sur se point, car les limites imposées par le matériel informatique à l’époque de LockOn ne permettaient pas l’aboutissement aussi poussé du modèle dynamique de DCS. Comme il est déjà dit dans la présentation, pas moins de 14 forces sont calculées en temps réel. Chaque pâle possède sa propre force de portance et de trainée indépendamment des autres pâles. Du jamais vu dans un simulateur dédié au public. Vous pourrez faire quelques expériences prouvant ces caractéristiques, en mettant un fort vent au sol, rotor à l’arrêt, tirez le collectif et vous verrez les pâles plus ou moins se tordrent en fonction de leur position. Seuls les vrais pilotes d’hélicoptère pourront efficacement juger du réalisme.

Mais Eagle Dynamic a modélisé le vol du KA-50 a tel point que l’on a la sensation du poids de la machine entre nos mains. Même le roulage au sol devient très risqué. Le réalisme ne s’applique pas qu’au modèle de vol, mais aussi à la gestion des dégâts. En effet, chaque système peut tomber en panne. Un morceau de pâle peut s’arracher et dégrader considérablement le pilotage. Vous pouvez perdre un système hydraulique, avoir un moteur en feu, crever une roue ou arracher un train d’atterrissage,…


Le KA-50 est motorisé par deux turbines TV3-117VMA d’une puissance de 2200 chevaux chacune, gouvernées par un système électronique nommé EEG ou « Electronic Engine Governors ». La procédure de démarrage est quasiment aussi compliquée qu’un moteur d’avion de ligne, avec en premier lieu le démarrage de l’APU, la mise en route des différente pompes carburant, l’ouverture des vannes de distribution d’air et de carburant, le tout sur des panneaux disposés un peu partout dans le cockpit. Le démarrage nous offre beaucoup de réalisme, avec une montée progressive et réaliste des différents paramètres (Rotation turbine, rotation rotor, EGT, vibration, pression hydraulique…). Attention de bien utiliser la motorisation. En effet, certaines mauvaises manœuvres au démarrage ou en vol peuvent endommager, voire éteindre vos turbine, par exemple, l’utilisation à trop haut-régime, ou la mauvaise configuration en cas de givrage.

Modèles graphique

Bien que retravaillés, les textures du sol et les objets ressemblent étrangement à ceux de LockOn. En effet, le moteur graphique est le même que l’opus précédent, mais plus optimisé. Les villes sont plus généreuses, les ruisseaux et les rivières sont très bien dessinés, avec des textures graphiques dynamiques pour simuler l’écoulement de l’eau. Sinon, rien de vraiment nouveau. Mais, Eagle Dynamic a programmé DCS afin de laisser la possibilité à la communauté de modifier les textures. Certains patchs déjà publiés améliorent considérablement l’environnement de DCS. Hélas compatible uniquement DirectX 9, il est prévu dans le futur une compatibilité DirectX 10. Attendons-nous donc à une amélioration graphique très nette dans les années à venir.


L’appareil est quant à lui parfaitement modélisé, jusqu’au moindre détail. L’éclairage des différents feux de navigation est magnifique. L’essuie-glace du pare brise et du shkval sont dynamiquement modélisés. Les sondes AOA (Angle d’attaque) situées sur l’antenne avant de l’appareil sont modélisées, et bougent en fonction de votre évolution. Visibles depuis le cockpit, elles peuvent servir de repère d’incidence sur l’axe du tangage et du lacet. La modélisation du rotor est parfaitement reproduite, avec beaucoup de précision. Toutes les bielles, les rotules, les axes sont mis en mouvement lorsque l’on actionne le manche. Comme pour le modèle de vol, la modélisation 3D du KA-50 ne s’arrête pas uniquement au fuselage. En effet, tout l’environnement du fuselage est escamotable en cas de crash, ou de dégâts causés pas un missile. Les antennes peuvent s’arracher, la dérive peut exploser. On peut y voir des impacts de balles, sur tout le tour du fuselage, du pare-brise, ainsi que sur les pâles.

Jouabilité, multi joueurs et éditeur

Eagle dynamic nous offre un panel de 18 missions, que nous pouvons modifier afin d’augmenter ou de diminuer la difficulté. N’ayant pas testé toutes les missions, je ne peux que juger celles que j’ai effectuées. Autant vous dire qu’il y en a pour tous les goûts. Du mode arcade, au mode hardcore, les missions sont passionnantes, même s’il manque pas mal d’informations dans le briefing, comme une carte détaillée du plan de vol ou de la zone. Il manque aussi la possibilité d’imprimer le briefing, les objectifs, la carte, ou d’autres informations pourtant cruciales pour mener à bien une mission. A noter qu’il existe beaucoup de missions aussi passionnantes créées par la communauté, disponibles sur le forum officiel de DCS. Eagle dynamic nous laisse la possibilité d’effectuer 3 campagnes différentes. Hélas, elles ne sont pas dynamiques. C’est à dire que le scénario évolue indépendamment de votre carrière, de votre score,… Bien dommage vu la qualité des missions.

DCS possède donc une jouabilité infinie, si nous prenons en compte la possibilité de créer ou de modifier à l’infini n’importe quelle mission. Mais dommage que le briefing manque cruellement d’ergonomie, et que les campagnes ne soint pas dynamiques.

Le mode multijoueurs est disponible en lançant un autre fichier exécutable que celui du jeu DCS. Une fois arrivé sur un menu où il est difficile de faire plus simple, nous avons la possibilité de créer un serveur, d’en rejoindre un, ou de modifier les options liées aux paramètres en ligne. Nous avons donc la possibilité d’effectuer n’importe quelle mission en coopératif, ou en face à face. L’utilisation du Datalink prend alors une toute autre dimension lorsqu’il s’agit d’ailier humain. Un Chat est disponible pour communiquer avec ses ailiers, ou avec tout le monde. Cependant, il manque cruellement la possibilité d’utiliser la radio pour communiquer de vive voix, même si le menu de communication et d’ordre radio préenregistré est complet.

Comme la coutume le veut, Eagle Dynamic a inclut un éditeur de mission quasi-parfait. Simple, intuitif et ergonomique, il fera la joie de toutes les personnes désirant éditer ou créer une mission. Un seul point manque par rapport aux précédents opus: la possibilité d’afficher la carte en vue satellite. En effet, il est difficile de placer avec précision des unités au bord d’une route, ou de créer une base par exemple.


Une encyclopédie est disponible afin de connaitre toutes les particularités de chaque unité. Tout y est, des unités au sol, avions, hélicoptères, infanterie, bateaux, armement,… Très utiles tant pour notre culture personnelle, que pour l’édition d’une mission.
L’intelligence artificiel (IA) est aussi puissante et intelligente que celle dans LockOn, et apparemment retravaillée selon les dires d’Eagle Dynamic. Il est vrai que dans le combat, l’IA est presque irréprochable tant au sol qu’en vol. Mais lorsqu’il s’agit d’effectuer des manœuvres d’urgences dans le but d’esquiver une attaque, rien. Toujours le même problème d’interactivité de l’IA au sol. La seule manœuvre au sol prise en compte hors-éditeur de mission, est le contournement d’une cible abattue sur une route. Hormis ce problème, la précision des armes de l’IA semble réaliste, et ajustable selon le niveau de difficulté attitré à chaque véhicule. Un autre problème vient un peu plus noircir l’utilisation de l’IA. En effet, les arbres présents dans le jeu sont transparents pour l’IA. C’est à dire qu’en survol d’une forêt, l’IA vous voit, mais vous, vous ne la voyez pas. Même constat pour la détection de crash et la balistique. Missile, canon, et même la détection de crash de l’appareil, tout passe au travers des arbres. Dommage, car ils auraient pus contribuer au camouflage de l’hélicoptère…

L’autopilote

Voici un sujet où certains vont se tirer les cheveux. En effet, l’autopilote (A/P) est un vrai casse-tête, car il ne ressemble en rien à un autopilote d’avion, et encore moins à celui d’une machine occidentale. Il est débrayable sur les trois axes (tangage, roulis et lacet) et sur le maintien d’altitude. Une fois les trois modes concernant les trois axes activés sans activation de l’A/P, ils constituent une aide précieuse au pilotage dont apparemment les vrais pilotes du KA-50 ne se privent pas. En effet, ils amortissent les effets de sol et de vent, et stabilisent le vol dans n’importe quelle condition. Une fois l’A/P engagé, il exécutera parfaitement vos ordres, comme suivre un plan de vol, se diriger vers une cible ou bien vers un point « datalink ». Un mode maintien d’altitude modifiera sensiblement votre assiette afin de conserver l’altitude barométrique ou votre hauteur radar.

Le KA-50 possède un mode indispensable pour un hélicoptère monoplace: le mode Hover (stabilisation). En effet, ce mode permet à l’hélicoptère de rester stable sur tous les axes, à 0 km/h. Très intéressant pour le pilote, qui peut se délester du pilotage afin de pouvoir gérer l’acquisition et l’armement. Attention à l’utilisation du trim (compensateur) des commandes de vol, qui est totalement différent de celui d’un avion. En effet, lorsque le bouton « trim » est actionné, la position du manche est mise en mémoire afin de pouvoir se relaxer en lâchant le manche.

 

Ambiance sonore

L’environnement sonore a été considérablement retravaillée. Le son du rotor est très complet, avec le petit sifflement des pâles qui tournent au dessus de notre tête. On peut entendre facilement le son du claquement du vent sur les pâles lors de manœuvres très serrées. Chaque unité possède sa propre ambiance sonore. Idem concernant l’armement, pour le son du tir, de la croisière, et de la destruction. La modélisation sonore des turbines est vraiment envoutante, avec un excellent cycle sonore de démarrage.

Un petit gadget qui concerne la radio VHF, est la possibilité d’écouter Radio Mayak avec une boucle de quelques chansons russes intéressantes. Il vous suffit d’être aux alentours de la ville de Mayak, de régler la VHF sur la fréquence 125.675 Mhz en mode AM. Vous avez aussi la possibilité d’y intégrer vos propres musiques favorites, en les insérant dans le dossier \Sounds\Samples\RadioMayak\ au format « .wav » ou « .ogg ». Il faut cependant modifier le fichier « SampleDurationTable.lua » se trouvant dans le dossier \sound\ afin d’y intégrer ou de supprimer les musiques.

Hardware conseillé

L’utilisation de BS en mode « hardcore » nécessite un minimum d’équipement autour de notre bureau. L’utilisation d’un joystick devient une évidence lorsque l’on veut exploiter DCS: Blackshark. Le strict minimum est un joystick 2 axes, avec une mollette pour gérer le collectif (les gaz). Le mieux serait un joystick 3 axes, afin de pouvoir contrôler le lacet efficacement. Les possesseurs de joystick 2 axes peuvent opter pour un palonnier (pédales). Le palonnier est le moyen le plus précis pour contrôler le lacet.

La meilleur configuration serait un joystick 2 axes, avec une manette des gaz séparée du manche, et au moins un « chapeau chinois » sur le pouce, pour effectuer les mouvements de la tête et du Shkval. N’oubliez pas de régler la courbe de réponse de chaque axe dans les options de DCS. A noter, que si vous voulez exploiter pleinement DCS, il vous est fortement conseillé d’utiliser un TrackIR. En effet, le cockpit étant tellement vaste, et possédant quelques angles morts, son utilisation sur les 6 axes devient indispensable pour jouer convenablement.

 

Conclusion

La complexité d’un chef-d’œuvre comme DCS : Blackshark témoigne du travail de profondeur et de soin qu’Eagle Dynamic a apporté sur son produit. L’audace d’avoir modélisé un appareil aussi compliqué et aussi peu commun que le KA-50 prouve des capacités que possède l’éditeur, le culot d’avoir modéliser l’enveloppe de vol d’un hélicoptère, beaucoup plus compliqué que celle d’un avion, prouvent que l’éditeur peut encore mieux faire. Maintenant que l’on connait ses capacités, on ne peut qu’en demander plus sur les prochains addons à venir. Cette possibilité d’ajouter, dans le futur, de nouveaux appareils aussi bien modélisés, élargit complètement l’intérêt de DCS. A noter que DCS a été conçu de manière à ce que la communauté puisse venir enrichir l’environnement de DCS, en laissant la possibilité de modifier beaucoup de scripts. Peut-être allons-nous voir d’ici quelques temps des appareils entièrement conçus par d’autres éditeurs, ou bien par la communauté.

DCS: Blackshark est une prouesse sur beaucoup de points, et offre des sensations jamais éprouvées jusqu’alors. Offrez-vous une petite promenade en KA-50, et vous comprendrez comment Eagle Dynamic a mis l’accent sur le modèle dynamique de vol. DCS vous étonnera avec sa fluidité impressionnante, même pour les petites configurations avec un réglage bien optimisé.

Opter pour DCS:Blackshark, c’est opter pour le jeu de combat le plus avancé d’aujourd’hui, ayant un avenir assuré par la stratégie de développement de l’éditeur. C’est le jeu de combat le plus abouti au jour d’aujourd’hui. Rendez-vous donc dans neuf mois pour la sortie du module DCS: A-10C Warthog.


Conseil d’achat et liens divers

> Achat Download
> Réservation du DVD
> Forum DCS (anglais)

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