A320-X

Flight Sim Labs, Ltd. - Version 1.0.1.173

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Présentation

Dès l’annonce de son lancement, l’Airbus A320-X par l’équipe de FS Labs a tenu toute la communauté des simmeurs en haleine depuis des années. Il était enfin promis d’avoir le premier vrai Airbus hardcore pour Flight Simulator de l’histoire. Les attentes étaient encore plus fortes tant les précédentes tentatives d’autres éditeurs n’étaient qu’au mieux des demi-échecs. Ainsi, les plus exigeants d’entre nous étaient jusqu’alors déçus de ne pas pouvoir exploiter tout le potentiel du pilotage d’un Airbus tel qu’il est possible sur de nombreux add-ons simulant des Boeing ou autres liners.

Le défi de Fs Labs était donc dès le début d’y remédier en s’attaquant à un immense chantier : les systèmes. En effet, ce fut jusqu’alors le point commun de toutes les déceptions. Aucun add-on d’Airbus sur le marché n’avait eu des systèmes reproduits vraiment fidèlement et surtout fonctionnels en profondeur. Il faut dire que l’architecture des systèmes Airbus est quelque chose de tout à fait particulier et est probablement très difficile et fastidieux à modéliser pour un logiciel pour PC à quelques dizaines d’euros, notamment la logique des commandes de vols électriques (le fameux Fly By Wire).
Preuve d’une très grande volonté de réalisme et de précision, FsLabs ne s’est concentré que sur l’A320 en délaissant les autres membres de la famille (A318, 319 et 321) afin d’offrir des performances et un comportement le plus proche à celui de l’avion réel.

« Il était enfin promis d’avoir le premier vrai Airbus hardcore pour Flight Simulator de l’histoire « 

Ce sont des années de travail et de développement par une équipe talentueuse, composée de développeurs, mais aussi de nombreux pilotes, réels et virtuels, qui ont permis de mener à bien cet ambitieux projet. Nous allons le passer au scalpel et vérifier si le pari est tenu !

Nous ne présentons plus l’Airbus A320, moyen-courrier biréacteur massivement produit qui a effectué son premier vol en 1987 qui est désormais le plus vendu de sa catégorie. Le constructeur européen a décidé de capitaliser sur son succès et d’assurer son avenir avec l’A320 Neo, encore plus efficace et économique.

A320-214 (CFM) / 232 (IAE) :

  •  Passagers (Single classe / Two classes) : 150 /174
  • Longueur : 37.57m
  • Largeur : 3.95m
  • Hauteur : 12.11m
  • MTOW : 77 tonnes
  • Vitesse de croisière : Mach 0.78
  • Plafond : 38 900 ft
  • Distance franchissable : 6150km
  • Moteurs (poussée) : CFM56-5B4 (27 000 lbs) ou IAE V2527 A-5 (26 600 lbs)

 

Achat et installation

L’A320 est uniquement disponible en version téléchargeable et exclusivement pour Flight Simulator X. La version Prepard3D est cependant toujours en développement.
Une fois le paiement effectué, un lien de téléchargement est envoyé par e-mail. L’installation se fait après avoir entré la clé. En somme du très classique mais cela reste très simple.
Il est nécessaire de créer un compte sur le site de FSLabs afin d’accéder à la librairie pour télécharger les nombreuses livrées disponibles. Celles-ci se présentent sous la forme de simples installeurs. Exit les logiciels de gestion centralisés type liveries managers ou autres. De notre point de vue c’est plutôt une bonne idée de limiter la prolifération des programmes sur nos disques durs…

Extérieur

On retrouve bien l’Airbus A320 dans ses proportions et son apparence générale. L’effort de modélisation est évident et on remarque un sens du détail assez poussé. Les moindres rivets ou vis sont visibles. La cinématique des parties mobiles est réaliste et le mouvement agréable à l’œil. Cependant le rendu général n’est pas particulièrement saisissant. Il manque une petite touche d’éclat qui pourrait le rendre encore plus beau. La faute à des textures, pourtant haute résolution dont la netteté est un cran en dessous des meilleures réalisations, mais en critiquant ceci nous sommes déjà très exigeants au vu du très bon travail réalisé. Et puis pour un add-on orienté système, cela importe t’il tant que ça ?

Fs Labs a soigné aussi les effets de l’environnement sur l’appareil. En premier lieu vient le fameux Wing Flex ou flexion des ailes en vol. Celui-ci est tout comme en réalité assez limité bien moins prononcé que sur des avions plus gros. On peut ajouter la réflexion des feux extérieurs (navigation, beacon, strobes lights) sur le sol, ou encore l’entrainement des ailettes des réacteurs par le vent. Ces moteurs dont le souffle sur le sol est joliment visible par la fumée d’échappement. Il ne manque au final que l’apparition du givrage, nous expliquerons plus loin pourquoi.

Il est possible de connecter différents objets durant l’escale, tel que le GPU ou le groupe d’air conditionné mais étrangement ceux-ci ne sont pas visibles, pas plus que le tracteur du pushback dont la fonctionnalité n’a même pas été intégrée (il faut utiliser les commandes par défaut de FSX Maj+P). Seul les cales et les cônes contribuent un peu à l’ambiance au sol, c’est finalement assez maigre. Une fois de plus nous n’ en tiendrons pas beaucoup rigueur ici vu que l’intérêt n’est pas ici.

Intérieur

Premièrement, il faut souligner que FsLabs a pensé aux inconditionnels du tableau de bord 2D. On ne peut que s’en féliciter car même s’ill tend à tomber en désuétude, ce type d’affichage peut garder un intérêt pédagogique, mais aussi celui de préserver les performances d’affichage. Le choix de l’inclure doit être fait au moment de l’installation du logiciel.

Dans la continuité du modèle extérieur, le cockpit 3D est fort bien modélisé mais les textures parfois fades nuisent relativement au résultat. Cependant, à condition d’avoir un écran assez grand, on se sent bien aux commande de cet A320 virtuel. L’ambiance est immergeante et la modélisation de petits gadgets (table et repose pied escamotables, pare soleil dépliable,…) permettent facilement de s’y croire. L’usure apparente des différents éléments du tableau de bord donne une sensation de vécu qui augmente encore le réalisme.
Notons l’absence de cabine 3D.

Afin de profiter d’une ambiance nocturne saisissante, il faudra télécharger séparément l’extension appelé Spotlights, en principe payante mais (heureusement) gratuite pour les acquéreurs de l’A320. Ainsi les effets des différentes lampes seront vraiment réalistes et ajustables à souhait au plus proche de la réalité, et ceci comme jamais auparavant sur Flight Simulator.

Par défaut, FSLabs a quand même simulé toutes les commandes d’éclairages du tableau de bord et ceux-ci sont dimmeable comme en réalité. En revanche, l’affichage se limite à l’éclairage des boutons (integral light), ce qui permet de voler de nuit sans problème. Les autres effets (flood, dome, etc…) nécessitent donc le fameux module Spotlights…

Modèle de vol

La grande promesse de FSLabs, c’était le fameux Fly By Wire, le nœud qu’aucun éditeur n’avait réussi à démêler jusqu’à présent. Il est annoncé que cette fois ci nous aurons le premier vrai add-on reproduisant totalement ce système dans toute sa logique et ses capacités.
Qu’est-ce donc exactement ? Le Fly-by-Wire (commandes de vols électriques) consiste à introduire un contrôle informatique entre le manche du pilote et les commandes de vol. Ainsi, lorsque que celui-ci actionne son mini-manche (le side stick qui est en fait un joystick ressemblant à celui de votre ordinateur), un signal numérique est envoyé à une série d’ordinateurs qui vont à leur tour actionner les systèmes hydrauliques pour mouvoir les gouvernes. Le déplacement du manche ne commande pas directement une position des gouvernes, mais un facteur de charge pour l’assiette et un taux de roulis pour l’inclinaison, qui lui-même ajustera ces gouvernes en conséquence afin d’atteindre l’altitude désirée. De plus, ce système a l’avantage de protéger le domaine de vol, c’est-à-dire qu’il rend théoriquement impossible les positions inusitées (grand angle d’attaque, décrochage, etc….). Ce mini manche est relié électroniquement aux ordinateurs et n’a pas de liaison mécanique avec les commandes de vols. Ceci rend la gestion des pannes très particulière comme nous le verrons plus loin.
Depuis l’A320, tous les Airbus sont conçus de la sorte.

Ces ordinateurs : ELAC 1, ELEC 2, FAC1, FAC2, SEC1, SEC2, SEC3 sont regroupés sous le nom de EFCS ( Electronic Flight Control System) et offrent un très haut niveau de redondance. Afin d’offrir un niveau de protection optimale du domaine de vol, ceux-ci ont besoin d’un certain nombre d’informations (altitude, vitesse, etc..). En fonction d’éventuelles pannes venant réduire le nombre d’informations nécessaires, le niveau de protection est diminué graduellement. Chaque niveau de protection est défini par une loi :

  •  Normal Law : toutes les fonctionnalités et protections sont opérationnelle
  • Alternate Law : certaines protections disparaissent.
  • Direct Law : s’active notamment à la sortie du train d’atterrissage lorsque l’Alternate Law est actif. A ce stade, nous repassons dans une logique de vol conventionnel, c’est-à-dire direct du manche aux commandes de vols. Dans le pire des scénarios où il y aurait une perte totale d’électricité, donc entraînant la perte du mini manche, il reste possible de contrôler l’assiette via la roue du trim et le virage via les pédales (mechanical back up).


Voici brièvement les principales protections que le Fly by Wire offre aux pilotes :

Facteur de charge

Peu importe la vitesse à laquelle le pilote bouge le manche, le facteur de charge sera limité de +2.5 à -1 G en configuration lisse (+2 à 0 G pour les autres)

Roulis

La limite latérale est de 67 ° et 33° lorsque que le manche est relâché.

Décrochage

  •  Limitation de l’assiette de 30° (25° Volets Full) à -15°
  • Limitation de l’angle d’attaque. Si celui-ci est excédé, le mode Alpha Floor augmentant la puissance des moteurs s’actionne.

 

Survitesse

  • Quand la MMO/VMO est excédée, l’assiette augmente pour réduire la vitesse et revenir dans la plage de tolérance.


En fonction du niveau de dégradation des systèmes et des conditions de vols, ces limites peuvent varier ou disparaître.

« Il est temps de mettre ceci en pratique sur notre A320 »


Bien entendu, Flight Simulator n’as pas été conçu pour simuler ce genre de système et le modéliser à partir du modèle de vol FSX aurait donné certainement un résultat décevant. A l’instar de Majestic Software avec son Dash 8, FS Labs a modélisé le modèle de vol de l’A320 sur un thread séparé. Ainsi les limites de FSX ne sont plus un obstacle et le champ est libre pour pousser le réalisme à son maximum.

Le résultat est tout simplement époustouflant. Toutes les limites énoncées si dessus sont respectées au degré près. La protection du domaine de vol est assurée fidèlement.

De plus la dégradation des différentes lois a été entièrement modélisée et les effets et conséquences ont été simulés à la perfection. Par exemple, en cas de panne d’ADR (Air Data Reference) nous passerons de la Normal Law à l’Alternate Law, etc… et les changements seront visibles dans le comportement de l’avion ainsi que tous les messages adéquats sur l’ordinateur de bord (nous y reviendrons plus longuement dans la partie de ce test consacré aux systèmes).

Le roulage respecte aussi la logique de l’avion réel. La roue avant peut pivoter latéralement de chaque côté jusqu’à un axe de 6° grâce aux pédales, au-dessus, il faudra utiliser la petite manette (tiller) située de part et d’autre du cockpit. Si vous ne possédez pas de palonnier, il faudra tourner en pressant la touche «, » pour activer celle-ci.

Le comportement en cas de moteur semble cohérent et la dissymétrie est automatiquement corrigée par le pilote automatique lorsque que celui-ci est enclenché. Vous allez vous régaler avec les différentes possibilités de pannes ou feu moteurs, avec bien sur les gérer grâce aux aides précieuses fournies par notre A320, nous y reviendrons.

D’une manière plus générale, les performances semblent tout à fait réalistes dans toutes les phases du vol. Le meilleur moyen de vérifier est de comparer les performances de notre FsLabs avec celles publiées par Airbus.

Voici par exemple un comparatif des valeurs relevées sur le FsLabs avec celles issues d’une table de performance du QRH (Quick Reference Handbook) du vrai A320.

4.12– All engines – Descent M.78/300/250
FL290 to 1500 ft
ISA – Idle Thrust – Anti Ice OFF
Weight < 65 000 kg

QRH FsLabs
Time (mn) 11.2 11.5
120 120 140
Distance (nm) 64 61

Comme nous pouvons le voir, les valeurs obtenues sont très proches de la réalité. N’oublions pas que les chiffres publiés dans un QRH sont obtenus sur des avions neufs avec des pilotes d’essais aux commandes, donc les très légères différences montrent un niveau de performance extrêmement réaliste. Il n’y a aucun doute que le travail titanesque apporté au modèle de vol ait porté ses fruits. Le seul petit regret est qu’il ne soit pas (encore ?) possible de tenir compte de l’effet du givrage).

Systèmes

C’est le deuxième très gros chantier qui devaient être vaincu par FsLabs. C’est un double défi car il s’agissait enfin de faire mieux que toutes les tentatives précédentes, mais surtout à dompter la problématique des systèmes Airbus.
En effet, Airbus a été un précurseur dans la généralisation de l’électronique embarqué. Si depuis les années 70, l’automatisation avait commencé à prendre place à bord des avions de ligne, incluant notamment des systèmes de navigation type FMS ou encore des pilotes automatiques de plus en plus polyvalents, Airbus a donné un sacré coup de collier. En plus d’avoir implanté un cockpit en verre intégral (glass cockpit), Airbus a décidé de confier la gestion de tous les systèmes à des ordinateurs qui collectent des données de fonctionnement afin de les communiquer aux pilotes grâce à un système d’écran centralisé, l’ECAM (Electronic Centralised Aircraft Monitor) sous forme de messages écrit.

L’immense majorité des avions de lignes modernes sont maintenant conçus de cette façon mais l’architecture des systèmes Airbus garde ses spécificités bien à elle.

De plus, ces ordinateurs sont capables d’agir sur les systèmes sans même que le pilote ait à intervenir. La logique de Fly ByWire illustre que nous avons vu précédemment parfaitement la philosophie des systèmes pensés par Airbus.
Il est donc facile d’imaginer la grande difficulté pour les développeurs de reproduire ceci sur un logiciel tant la programmation de tels systèmes s’avère complexe. Nous allons donc maintenant faire un tour complet du cockpit de notre A320 :

Electrique

Le système dans son ensemble est entièrement fonctionnel, y compris les commandes d’urgences. Vous aurez le loisir de pouvoir simuler diverses pannes. Il est même possible de déployer la RAT, le générateur d’urgence se présentant sous forme d’une petite hélice située sous le fuselage.
La séquence de démarrage des systèmes lors de l’allumage de la batterie est réaliste. En effet, ceux-ci passent par une série d’autotest avant de s’afficher normalement.

Hydraulique

L’A320 possède 3 systèmes : Vert, Bleu, Jaune. La panne de chacun d’entre eux ou de plusieurs à la fois réduit la capacité ou rend inopérant des éléments nécessitants de l’énergie hydraulique. C’est le parfait exemple de la redondance des systèmes d’un avion. Par exemple, la panne du circuit vert et jaune nécessite l’engagement de la pompe de secours électrique. Cela va rendre indisponible un certain nombre de spoilers, la rétraction du train, un des inverseurs de poussée, etc… Il existe un grand nombre de combinaisons en fonction de la panne. On réalise à quel point le nombre de filet de sauvegarde est élevé.

Air Conditionné / Pressurisation

Tout est modélisé. Il est bien sur possible de s’amuser avec des pertes de pressions cabines suivies donc d’une descente d’urgence. N’oubliez pas de vérifier que les masques des passagers fonctionnent bien !

Carburant

La gestion du carburant est sur un A320 relativement complexe. En situation normale, il n’a y rien à faire si ce n’est enclencher toutes les pompes car l’A320 gère lui-même l’alimentation et le transfert de carburant. En cas de dysfonctionnement ou de fuite, là aussi il faudra selon le cas passer en gestion manuelle.

Gestion incendie

Quand on pense add-on hardcore, ce qui nous passe par la tête en premier lieu est la modélisation de la gestion des incendies. Non seulement le système d’extinction des deux moteurs est simulé, mais aussi ceux de l’APU et de la soute.

Instruments de vol / ECAM

C’est le gros morceau de l’évaluation des systèmes. Les instruments de vols sont repartis en un écran principal appelé chez Airbus PFD (Primary Flight Display) et d’un écran de navigation appelé ND (Navigation Display). Ce dernier peut afficher les informations de l’EGPWS, soit l’affichage du relief en temps réel. Il s’agit une base de donnée implémentés permettant de connaitre à tout moment la position de l’avion par rapport au sol permettant de prévenir les collisions. Un radar Météo est aussi 100 % opérationnel… à condition de posséder Active Sky car le moteur météo de FSX est bien trop imprécis pour afficher des informations cohérentes. En cas de perte des informations d’altitude ou de vitesse côté commandant s’affichent automatiquement ainsi qu’une plage de vitesse ou le vol est considéré comme sur en fonction de l’angle d’attaque… C’est là que l’on se rend compte de la formidable intelligence des systèmes Airbus.

Au centre du tableau de bord se trouve le centre névralgique des systèmes de l’A320, l’ECAM. L’écran supérieur affiche les paramètres moteurs ainsi que des messages sur l’état des systèmes (volets, frein de parking enclenché, APU en fonction, etc…), mais c’est aussi là que s’affichent les messages de pannes ainsi que les check-lists d’urgence. Celles-ci s’affichent automatiquement et les pilotes doivent suivre les actions à exécuter (ECAM action). Celles-ci sont interactives et se mettent à jour au fur et à mesure de l’intervention des pilotes sur les systèmes. Ceci réduit considérablement la charge de travail des pilotes dans les situations les plus critiques. L’écran inférieur affiche au choix tous les schémas synoptiques permettant d’avoir une vue d’ensemble du fonctionnement de chacun des systèmes (électrique, roues, circuit de carburant,…). Il y a aussi la très utile page Status qui permet d’afficher la liste des systèmes inopérants et les restrictions éventuelles sur le pilotage qui en découlent.

Il est possible comme dans la réalité de transférer l’affichage d’un écran à un autre cas de de panne de l’un de ceux-ci.
En résumé, c’est la partie ou FsLabs nous a le plus bluffés et la grande complexité de celle-ci a été reproduite avec un réalisme sidérant. Il ne manque rien et on pourra s’entraîner à une multitude de cas de gestion de pannes.

Navigation / FMS

Le système de gestion de vol Airbus se nomme FMGS (Flight Management and Guidance System) et se contrôle par une interface appelée MCDU (Master Control Display Unit). Comme en réalité, le pilote et le copilote en disposent d’un chacun fonctionnant séparément. Celui-ci simule l’ensemble des fonctions, à l’exception de la page « SEC F-PLN » et de quelques fonctions relatives à la communication n’ayant pas grand intérêt dans le cadre de FSX. A noter qu’il est possible d’importer un plan de vol créé avec le logiciel PFPX. De plus, le MCDU est aussi affichable via un module externe sous forme d’une page de navigateur internet. C’est utile si vous avez plusieurs écrans ou une tablette.
La navigation prend ses sources depuis 3 centrales inertielles (IRS) ainsi que 2 GPS. Il y a bien sûr les instruments de navigation conventionnels (VOR, ADF, etc…). Au cas de défaillance, le principe de redondance s’applique, et vu le nombre de sources disponibles, il y a peu de chance que vous vous retrouviez totalement aveugle !

Pilote automatique

Si vous n’avez l’habitude que des Boeing ou autres constructeurs, et bien il va vous falloir tout réapprendre. Ce pilote automatique est aussi l’âme de la philosophie Airbus. Certes le principe est le même, à savoir guider l’avion sur tous ses axes, soit en prenant les sources du système de navigation FMGS, soit directement sur le FCU (Flight Control Unit), mais le fonctionnement est très diffèrent. Pas de LNAV ou VNAV apparent. Chacun des paramètres, Vitesse, Altitude et Cap ont deux modes : Managed (ordres du FMGS) ou Selected (ordres du FCU). Le comportement du pilote automatique sur notre FsLabs est très satisfaisant.

Autre grand chamboulement, le système d’auto manette (Autothrust) n’est en rien semblable à ceux de la concurrence. La manette se décompose en plusieurs crans : Climb (le mode automatique « normal »), Flx/MCT (Décollage à poussée réduite ou puissance continue max), TOGA (puissance de décollage maximale). En dessous, il existe une plage de contrôle manuelle classique. Le plus remarquable est qu’en dehors de ce mode, on ne voit pas la manette bouger en mode de gestion automatique.

L’Airbus A320 est certifié pour des approches basse visibilité CAT 3, soit avec une visibilité minimale de 75 mètres. Pour ceci, il est nécessaire de réaliser un atterrissage automatique. Notre FSLabs est évidemment capable de les exécuter sans problème.

Son

L’ambiance sonore est prenante et on remarque immédiatement la différence de sonorité entre les moteurs CFM et les IAE.
Les sons des systèmes, APU, air conditionné, etc… participent au réalisme de l’environnement du cockpit d’un A320, de même que ceux des systèmes de bord qui émettent leurs sons respectifs. La voix du GPWS est bien celle que l’on retrouve à bord des Airbus, avec notamment le fameux « retard, retard » qui vous indique qu’il est temps de réduire la puissance pour l’arrondi.

On regrettera juste de ne pas avoir une ambiance rendant le vol plus vivant, avec par exemple les calls du copilote ou encore les annonces de l’hôtesse. De ce côté-ci il appartient à chacun de juger si ceci aurait été utile ou non.

Documentation

C’est pour le moment assez maigre pour un add-on hardcore, mais il n’est pas aisé d’être autorisé à publier un manuel officiel complet.
Il faudra se contenter d’un manuel d’introduction décrivant brièvement les systèmes, d’un tutoriel ainsi que des procédures normales et de la check-list.
Concernant le QRH, le problème est en partie résolu par l’affichage de celles-ci sur l’ECAM.

Extra / Réglages

Le réglage des paramètres de simulation de notre A320 (charges utiles, carburant, portes, GPU, options d’affichage et des systèmes) etc,… se fait via le menu du MCDU. C’est pratique et tombe idéalement sous la main.
C’est aussi via le MCDU que l’on programme les pannes. Il existe une longue liste de problèmes et il est possible soit d’activer la panne tout de suite, soit de la programmer en choisissant l’altitude, le temps ou la vitesse de son apparition. C’est bien pensé, surtout pour les pannes au décollage.

FsLabs a eu l’idée originale d’inclure le panneau de ravitaillement (fuel panel). Dans la réalité, il est situé dans un petit compartiment à l’extérieur sur le fuselage à hauteur de l’aile droite. Comme le MCDU, il s’affiche séparément via une page web.

Il n’y a pas de planificateur de carburant, ni de masse et centrage séparés, mais nous vous conseillons d’utiliser des logiciels comme TOPCAT ou PFPX afin d’obtenir une préparation de vol la plus professionnelle possible.

FPS

FsLabs nous prévient dès le départ. La configuration minimale de votre PC devra être costaud :

System requirements:

  •  PC hardware (MacBookPro or similar not supported).
  •  Windows 7 SP1 or above (64 bit highly recommended).
  • CPU: Minimum: 6500, Recommended 8000 Passmark CPU Mark Score
  • RAM: Minimum 8GB, Recommended 16GB
  • Graphics Card: Minimum 3500, Recommended 5000 Passmark GPU Mark Score.
  • Flight Simulator X SP2/XPack or Steam.
  • NOTE: Minimum settings allow the aircraft to load and operate but you’ll need to make certain compromises in scenery settings to get adequate performance.


Le test ayant été réalisé avec une configuration relativement modeste, on comprend immédiatement pourquoi lorsque l’on s’installe à bord. Une utilisation avec un niveau d’affichage de FSX moyen pourra faire l’affaire pour la plupart des utilisateurs. En revanche, si vous êtes accrocs aux scènes et décors complexes et que vous mettez tous les régales aux maximum, il vous faudra vous équiper avec une vraie machine de guerre … Vous voilà prévenu !
Heureusement, lors de l’installation FsLabs donne permet de choisir entre des textures hautes définitions et des textures plus basiques, ce qui pourra vous sauver les machines les plus modestes.

Références

A320-X Flight Sim Labs – 99.95 USD (FSX) / 139.95 US (P3D)– FSX/P3Dv3/4

Plus d’informations

NOS NOTES ...
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Systèmes
Modèle de vol
Graphismes 2D/3D
Documentation
Sons
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4 Commentaires

  1. Pensez-vous que ma config est suffisante ???
    MSI GP62 2QE-076FR Leopard Pro, 15.6″ HD
    Processeur
    Intel Core i5-4210H 2,9 Ghz (Turbo 3.5 GHz)
    2 cœurs / 4 threads

    Graphique
    GeForce GTX 950M/ 2Go DDR3

    Mémoire
    8 Go DDR3 (1600 MHz)
    2 slots, max 16Go

  2. Tous les systèmes !
    Et le radar, pour le rendre fonctionnel il faut investir chez Active Sky ………..
    Chez PMDG aussi d’ailleurs.
    De la vente forcée.
    On ne peut pas prétendre vendre un addon soi disant complet, surtout un airliner sans radar météo.

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