Piper PA-28 180 Cherokee Accusim

Air 2 Air Simulations - version 1.0

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« Piper Cherokee PA-28 180 Accusim: un indien dans le sim! » 

Archer, Warrior, Dakota, Arrow, Cherokee… Depuis 1960 et toujours aujourd’hui, le PA-28 est produit et décliné par Piper Aircraft. Ailes basses, train tricycle, robe de métal, porte unique côté copilote imposant le fait de monter dans l’appareil en marchant sur l’aile droite, le PA-28 est un petit appareil (2 à 4 places suivant les versions) de voyage conçu pour concurrencer l’essor du Cessna C172. Produit à plus de 30 000 exemplaires, c’est un des appareils d’aviation générale parmi les plus connu au monde, et si vous avez l’habitude des petits terrains hébergeant des aéro-club, il y a fort à parier que vous l’ayez croisé bien souvent dans nos contrées, que ce soit pour la formation des apprentis pilotes ou bien pour une sortie dominicale en famille ou entre amis.

Après le succès (mérité) de leur dernière production (voir notre test sur le C172 ), ce n’est donc qu’une demi surprise que de voir A2A proposer aux simmers de se promener dans le ciel virtuel d’FSX (et de P3D – non testé ici) avec un Cherokee « accusimé » par leurs soins experts. Il est temps de découvrir si ce nouveau pari peut être gagné.

Achat et installation

Proposé uniquement accompagné avec le module Accusim (pas de version sans…) sur le site d’achat des développeurs, plusieurs versions peuvent être acquises à différents prix, il faut donc immédiatement être attentif et bien savoir ce que l’on souhaite.

Une version FSX ou P3D Academic est proposée à 50$ (soit environ 38 euros). Une archive Bundle FSX et P3D Academic coûte 70$ (52 euros), Pour P3D version professionnelle comptez 80$ (60 euros) la licence seule, le même appareil en bundle P3D Pro et FSX vaut 100$ (73 euros). Enfin, une version « commerciale » pour P3D et agréée par la FAA pour l’entrainement sur simulateur est disponible au tarif élevé de 200$ (148 euros). Prenez donc bien le temps de choisir l’offre qui vous convient le mieux, c’est dans l’intérêt de votre portefeuille. Rien ne semble différencier l’appareil suivant la version (en dehors de la différence de codage suivant la version du simulateur visé).

Une fois votre choix effectué, vous pouvez valider votre achat et payer avec l’un des moyens de paiement proposés (paypal, carte bancaire…). Vous recevrez alors un lien par mail afin de télécharger et d’installer votre nouvel appareil. L’installation n’est qu’une formalité, l’appareil ainsi qu’Accusim sont installés en toute transparence (pour les versions bundle, précisez bien pour quel simulateur – FSX ou P3D – vous installez le Cherokee), alors profitez-en pour récupérer la documentation de l’appareil ainsi que les manuels concernant l’avionique mise en œuvre.

 

Le charme de la rusticité…

Dans le hangar apparait enfin le nouvel arrivant, avec 6 livrées (trois américaines, une canadienne, une suisse et une anglaise) et une texture blanche pour les repainters. C’est sur le tarmac que la première rencontre se produit. L’appareil est posé sur le parking, moteur en marche. Une fois l’avion mis à froid, nous pouvons profiter de l’excellent travail graphique que représente ce Cherokee. Parfaitement conforme au modèle d’origine (Piper PA-28 180 Cherokee train fixe, modèle certifié en 1964), la cellule respecte toutes les cotes et proportions, chaque partie a été traitée avec un soin manifeste, des trains d’atterrissage extrêmement détaillés (câbles, traces d’usure, pièces mécaniques, boulons, valves des pneus…) à la queue présentant de nombreuses alvéoles creusées et allongées en passant par les ailes où ne manquent ni les boulons ni les phares ni les lumières de navigation, tout exprimé en détail.

« Les graphismes sont très convaincants et les textures bien maitrisées »

En faisant le tour, on les saisit d’ailleurs en nombre ces détails. Aérations, fixations, éléments mobiles, tout est parfaitement représenté, en beauté et sans esbroufe d’effets surdimensionnés. Il en va de même de l’intérieur, les moulures plastiques du tableau de bord, les textures de siège (différentes selon les livrées) et de tapis au sol, la transparence des vitres, les boutons et switchs, les cadrans analogiques, les éléments électroniques, tout est représenté et fonctionnel, tandis que les textures exploitées sont fines, même en zoomant. S’il n’y avait qu’une remarque à faire, cela ne concernerait que l’état de propreté de départ du Cherokee : s’il y a bien des traces d’usure et quelques salissures de ci de là (traces de pluie sur le capot, éclats de boue sur les trains, peinture écaillée sur certains éléments…), force est de constater que l’avion est relativement propre et bien entretenu. Une ou deux livrées un peu plus usées ou salies auraient été bienvenues. Malgré ce regret, les graphismes sont très convaincants et les textures bien maitrisées..

 

La préparation, toujours plus de préparation…

Introduite avec le C172 Trainer, la préparation avant vol fait son retour avec le Cherokee. Par l’intermédiaire du raccourci shitf+8, on accède aux fenêtres qui vont nous accompagner durant cette vérification en contrôlant les éléments mobiles, la sonde pitot, la lubrification, le plein de carburant, la présence d’objets externes susceptibles de créer un dommage…

Les autres raccourcis de shift+2 à shift+7 permettent d’accéder à l’état de l’appareil et sa configuration de départ, à son équilibre en fonction du nombre de passagers, du poids des bagages ou de la quantité d’essence embarquée, la carte, un panel de sélection rapide de radio et enfin le hangar dans lequel on peut procéder à l’entretien, aux tests et à la réparation des pièces endommagées ou bien habiller l’appareil de chaussettes de train, cache fentes de volets, changer d’hélice (petit pas ou grand pas), de batterie, de pneu ou d’huile, ou encore brancher un système de réchauffe afin que le moteur ne soit pas trop froid au prochain démarrage. Selon que vous changiez ou non un ou plusieurs éléments, l’effet sera aussitôt retranscrit dans le comportement de l’appareil.

 

Ajoutons à tous ces outils la lecture de la documentation qui, en plus de proposer les tables de performances et les check-lists relatives à diverses situations – du démarrage à l’arrêt de l’appareil – informent sur le fonctionnement des moteurs à piston, le calcul du centre de gravité ou encore l’aérodynamique de vol.

Tout cet ensemble participe énormément non seulement à la compréhension de l’avion et à sa mise en œuvre, mais c’est également un vecteur important d’immersion dans le simulateur. Désormais, nous sommes parés à démarrer le Cherokee et à s’élancer sur la piste.

« Un vecteur important d’immersion dans le simulateur »

Envole-moi

Freins de parking, master, strobe, pas besoin de noyer de carburant le moteur, ici c’est le primer… qui prime ! Ceinture, magnétos, starter… Le son du Lycoming O-360 A3A (tiens…? ) envahi la cabine. En mettant le casque, celui-ci s’atténue nettement. Paré au décollage, un cran de volets devrait être suffisant pour un vol seul et à demi charge. Il en serait autrement d’un appareil chargé au maximum (4 personnes, plein de carburant, bagages…), prévoyez une longueur de piste rallongée et un cran de volets supplémentaire. A la mise en puissance, le Cherokee s’ébranle et tire doucement à gauche, il faut contrer un peu du pied gauche mais pas énormément. Aux alentours de 55-60 kts, on donne l’impulsion à l’appareil pour qu’il s’arrache du sol. Préférez une montée à incidence moyenne, à plus haute incidence, la vitesse max est très proche de la vitesse de décrochage.

 

Je le répète ici, vous n’aurez pas les mêmes vitesses ni les mêmes réactions au manche selon non seulement le poids de l’appareil, mais également selon les options que vous aurez choisi de modifier ou non. Les carénages alourdissent l’appareil mais améliorent sa pénétration dans l’air. Suivant que vous aurez installé une hélice à petit ou grand pas, vous aurez plus d’accélération mais moins de vitesse de pointe ou réciproquement. De la même façon, selon votre gestion du mélange, vous pourrez encrasser le moteur durablement si vous enrichissez trop avec fumée noire à la sortie des échappements, vous aurez des détonations suivies d’une coupure moteur si vous appauvrissez trop, Accusim gère parfaitement ces principes et les effets sont réalistes.

En navigation pure, le Cherokee se montre très stable, une fois que le trim est correctement ajusté (représenté par une manivelle au plafond). Le moteur à piston commence à perdre de l’efficacité dès que l’on dépasse les 12000 pieds. La pressurisation ne faisant pas partie de l’équipement standard, on évitera de s’aventurer trop haut. En vol, on sent parfaitement l’inertie pataude du PA-28, bien qu’en virage il gauchisse un peu moins par rapport à l’appareil réel. Il manque également de résistance au manche lors d’une mise en incidence haute. Toutefois ces affirmations sont à relativiser : le modèle présenté ici possède 180 chevaux sous le capot, celui auquel nous nous référons n’en possède que 150, soit presque 18% de puissance de plus…

 

« Le modèle de vol est fin et précis »

En croisière, afin de conserver le centrage, pensez à permuter le réservoir dans lequel le carburant est pompé (toutes les 20 minutes environ), il n’y a pas de position centrale pour prendre un peu dans les deux réservoirs d’aile en même temps. Ainsi l’appareil ne sera pas déstabilisé durant le vol. Profitez-en pour exploiter les quelques moyens électroniques à votre disposition. De ce que l’on a pu en juger, le pilote automatique maintien une altitude et un cap, la vitesse est à votre charge. 2 VHF, 1 ADF, 1 DME, transpondeur, 2 VOR dont un couplé à un ILS, pas de doutes, l’appareil est conçu pour l’IFR hors condition givrante. Pour plus de modernité, nous avons le choix d’ installer un GPS (ou pas) et deux modèles dont un portable nécessitant l’activation de batterie, l’autre s’incrustant entre les éléments de radio navigation.

Toutefois le Cherokee est sensible aux vents de travers et ce n’est pas non plus le meilleur des glisseurs, ce qui est bien retranscrit ici, à votre approche et plus encore au cours de l’atterrissage la vigilance s’impose, d’autant plus que l’appareil a tendance à modifier légèrement son cap à la sortie des volets. Pour les exercices de remise de gaz, la rentrée des volets reste un moment où il faut conserver sa maitrise de l’appareil sous peine de prendre un taux de descente indécent. Le toucher à l’atterrissage est un peu rugueux si on ne pratique pas le « kiss landing » tandis que le comportement au sol (différent suivant les terrains : tarmac, herbe, terre… De même pour les sons qui accompagnent le roulage) est agréable, ici nul besoin de coups de freins énergiques pour tourner sur les pistes. A l’arrêt du moteur, pensez à brancher le kit de réchauffe pour le prochain vol. Accusim conserve les derniers paramètres enregistrés.

 

 

Références

Accu-Sim Cherokee 180– 49.99 USD – FSX

Plus d’informations

NOS NOTES ...
Prix et installation
Documentation et Support Technique
Systèmes
Fluidité
Graphismes
Sons/Ambiance
Modèle de vol
Extra (paintkit, textures supplémentaires, logiciels additionnels…)
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1 COMMENTAIRE

  1. Bonsoir et merci pour cette page dédier à cet appareil formidablement réalisé, bravo pour les concepteurs de ce produit, je vous remercie pour toutes ces informations mis sur votre site à propos des appareils de chez a2asimulations .
    je vous souhaite une agréable journée.

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