L-1011 Captain

L-1011 Captain - Captain SIM - 06/10/2014 - version 1.2

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Présentation du L-1011 Captain

Une simulation avancée du mythique L1011 Tristar de Lockheed faisait défaut à Flight Simulator. Les choses sont allées vite puisqu’après Just Flight (que nous avons pu tester il y a quelques mois), c’est Captain Sim qui s’y colle. Si la réalisation du premier nous avait quelque peu déçus, nous sommes plein d’espoir quant au travail du second. Bien que parfois décrié et un ton en dessous du « hardcore », Captain Sim réalise généralement des produits séduisants et bien réalisés. Nous allons voir si ce Tristar répond aux attentes des simmeurs les plus exigeants, avides d’aiguilles et de navigation à l’ancienne.

L’éditeur nous présente ici la version L1011-500, soit la plus récente et la plus performante. Plusieurs livrées sont inclues, reprenant les opérateurs historiques principaux du L1011.

Achat et installation du L-1011 Captain

Après achat sur le site de Captain Sim, on télécharge un installeur de la façon la plus classique qu’il soit. A noter qu’il était possible par le passé de n’acheter que le modèle extérieur en attendant la sortie du cockpit. Sans doute un moyen de mettre l’eau à la bouche et d’appâter le client…

 Les livrées suivantes sont inclues avec le L-1011 Captain : 

  •   British Airways G-BBAH
  •   Trans World Airlines N81026/31026
  •   Delta Air Lines N721DA
  •   Cathay Pacific Airways VR-HOD
  •   Eastern Air Lines N335EA
  •   Air Canada 80-s C-FTNL/512
  •   Air Canada 90-s C-FTNL/512
  •   All Nippon Airways JA8522
  •   LTU D-AERE
  •   Air Transat C-FTNL
  •   Saudia Airlines HZ-AHF

Extérieur

Comme souvent chez Captain Sim, c’est le gros point fort et le principal vecteur d’attraction : le visuel. Ici, pas de mauvaise surprise puisque nous avons devant nous un avion magnifique jusqu’au moindre détail. De la qualité des textures, aux reflets, en passant par les cinématiques de parties mobiles. La torsion des ailes (Wing Flex) est simulée, ce qui montre un certain soin apporté aux effets visuels.
Nous sommes parmi ce qui se fait de mieux dans ce domaine.

On voit même apparaitre les gaz d’échappements des moteurs au décollage qui caractérisaient les avions à réaction d’ancienne génération (n’oublions pas que le Tristar a été conçu il y a plus de 40 ans) et qui faire ressurgir le côté « vintage » et plaira surement aux amateurs du genre.

Nous avons de plus droit à un certain nombre d’animations au sol, tel que la présence des calles (Wheel Chock), de l’ouverture capots moteurs ou du radome, ou encore des drapeaux de protection des tubes pitots. Il est même possible de faire apparaître ou disparaitre les pilotes et l’hôtesse de l’air, ou encore de déployer les toboggans d’évacuation ! Le tout est sélectionnable depuis un menu affichable sur le tableau de bord.

Si vous voulez un beau Tristar au sens propre du terme, vous n’allez pas être déçu !

Intérieur  2D/3D

Ce qui saisit au premier abord, c’est la complexité du tableau de bord et les innombrables cadrans et interrupteurs. Nous sommes bien dans un avion des années 1970 et il faudra s’y habituer. En tous cas, la qualité des textures est gauges est excellente et l’immersion est totale. Mais rassurez-vous, au final le Tristar est un avion américain donc assez logique et ergonomique. Il est parfois plus difficile de comprendre le fonctionnement d’un FMS d’un avion moderne que de se réparer ici parmi les différents panneaux d’instrumentations. Cela va plaire aux amateurs de vieilles machines à aiguille. Pour rajouter une touche « vintage », l’usure de certaines parties, comme le sol ou le manche est visible, comme pour rappeler que notre bête à au moins 30 ans de bons et loyaux service derrière elle. Et pour faire plus vivants, le mécanicien navigant a laissé ses cartes et autres checklists sur sa petite tablette…

La petite déception vient de l’éclairage de nuit. Tout d’abord les réglages sont sommaires. Les rhéostats n’ont pas été simulés, donc c’est du ON/OFF uniquement. Je dois dire que la qualité de l’éclairage est assez moyenne et ressemble plutôt à ce qui se faisait sur des simulations de la décennie antérieure.

Pas de tableau de bord 2D. De toute façon, c’est une espèce en voie de disparition. Il faudra également se passer de la cabine…

Modèle de vol du L-1011 Captain

Le Tristar est un avion particulièrement puissant nécessitant une grande attention, notamment aux à faible charge où le taux de montée atteint des valeurs très élevée. Les 3 puissants (et bruyants) moteurs Rolls Royce nous rappelle une époque où les économies de carburant étaient une préoccupation moindre qu’aujourd’hui’ hui. Captain Sim nous fait parfaitement ressentir cet esprit mais comme nous le verrons plus tard, la documentation peu abondante ne permet pas de mesurer les performances avec exactitude.

Ceci dit, le comportement de l’avion n’appelle pas à de remarques particulières. Notre Tristar est stable et les différents paramètres (vitesse, poussée, attitude, etc…) semblent réalistes pour un jet de ce gabarit en fonction des conditions de vol. J’ai pris beaucoup de plaisir à le piloter et il faut reconnaitre que sa réputation d’avion mythique n’est pas usurpée tant il dégage une atmosphère unique.

Ceci dit ce devait être un appareil relativement délicat à piloter tant ses performances sont élevés et lorsque que la charge de travail augmente, on peut rapidement se voir dépasser et se retrouver « derrière » l’avion, surtout que les automatismes à cette époque n’étaient pas aussi aboutis que sur les avions de ligne actuels.

Systèmes /avionique du L-1011 Captain

C’est au niveau du réalisme de systèmes que l’attente est plus forte. En effet nous attendions depuis longtemps un Tristar digne des plus grandes réalisations et jusqu’à présent nous sommes restés sur notre faim. Captain Sim nous annonce un niveau de réalisme élevé, et bien autant le dire le pari est globalement gagné. Ouf ! Tous les systèmes sont présents et l’immense majorité des interrupteurs sont cliquables et fonctionnels. Nous avons donc le matériel suffisant pour entreprendre un vol en effectuant des procédures réalistes et ainsi faire revivre chez vous le pilotage comme il se pratiquait dans les années 70…

Le Tristar est issus des années 70, donc exit les écrans, ordinateurs et autres FMS. Il vous faudra vous plonger dans un environnement complément analogique, ce va considérablement augmenter votre charge de travail. De plus, n’oubliez pas que c’est un avion « 3 men cockpit », donc il vous faudra également jouer les mécaniciens navigants comme au bon vieux temps… Je dois reconnaître que sur cet aspect, Captain Sim m’a agréablement surpris. Nous avons un bon rendu de ce que pouvait être l’ambiance d’un cockpit à trois navigants puisque les systèmes sont opérationnels dans l’ensemble.

Le TriStar avait une logique de commandes de vol particulièrement avancée et complexe. La gestion de celles-ci, appelée PFCS (Primary Flight Control System), qui est ni plus ni moins un ancêtre des commandes de vol électriques actuelles, est simulée et dé-connectable. Il y a également un système astucieux appelé DLC (Direct Lift Control) qui modifie le déploiement des aérofreins afin d’ajuster le taux de descente, ceci afin de ne pas jouer sur l’assiette de manière à augmenter le confort des passagers pendant l’approche. Ce système intéressa fortement la NASA qui finit par l’implanter sur… sa Navette Spatiale…. ! De plus, les aérofreins se déploient automatiquement à l’atterrissage si les volets sont réglés au minimum sur la position d’atterrissage, sans avoir même besoin d’armer le levier. Ceci montre à quel point le TriStar était en avance sur son temps et a été un pionnier de bon nombre d’innovations.

L’autre contribution majeure de cet avion est sans aucun doute le pilote automatique. Celui-ci préfigurait ce qui allait devenir la norme dans n’importe quel jet moderne. Ainsi, il est possible de maintenir la vitesse (auto manette), de monter ou descendre à vitesse constante (mode IAS, équivalent du LVL CH de Boeing), et surtout d’atterrir automatiquement.
En effet pour la première fois il était possible de poser cette énorme machine sans que le pilote ait besoin de toucher aux commandes. Ainsi, ceci permettra possible le développement des approches de catégorie 2 et 3 afin d’atterrir même quand la visibilité est très mauvaise. L’atterrissage automatique du Tristar de Captain Sim fonctionne parfaitement et on peut imaginer que ceci a dû être révolutionnaire pour les premiers pilotes ayant été au commande de cet avion.

Cependant, malgré ses nombreuses innovations, l’instrumentation reste analogique dans la pure tradition de l’époque. C’est au niveau de la navigation que le Tristar est resté très classique. Ne pensez pas au Nav Display et au RNAV, vous devrez naviguer avec les radiobalises en sélectionnant les fréquences et les radiales. C’est l’occasion de renouer avec les bases du vol aux instruments et suivant les procédures et d’arrivée de manière conventionnelle. Mais attention, car à plus de 300 nœuds, ça va très (trop ?) vite…

Pour la croisière, nous disposons du fameux système INS (Inertial Navigation System), ancêtre du FMS, qui a l’avantage d’être totalement indépendant. Une fois les centrales à inertie positionnée, l’avion est capable de mesurer lui-même son déplacement et sa position de manière particulièrement précise. L’interface nous autorise à programmer jusqu’à 10 points de passages (waypoints) et le pilote automatique se charge de suivre la route prévue. A l’origine ce système était surtout étudié pour les vols au-dessus des mers et des océans ou il n’était pas possible de recevoir de signaux des balises (VOR, ADF, etc…). Il fut abandonné avec l’arrivée des FMS dans les années 80, mais de nombreux avions l’ont utilisé jusqu’il y encore très peu de temps.

Les systèmes de base : électrique, hydraulique, pneumatique etc… se trouvent sur le panneau du mécanicien navigant et sont 100% actifs. Ceci fait une forêt de boutons et de cadran mais c’était tout à fait normal pour un appareil de cette génération. En tous cas, maitriser tous ces systèmes nécessite une sérieuse lecture du manuel de vol et une grande attention en vol.

Il semblerait que Captain Sim ait voulu simuler un Tristar tel qu’il était dans ses premières versions en 1970. Ainsi, pas de TCAS, ni de GPWS ou encore moins d’EGPWS car à cette époque ceci n’existait tout simplement pas. Les freins automatiques sont absents (l’emplacement ou est censé se trouver la commande est vide) mais il est fort possible que ceci était une option car ce n’était pas encore la norme. En revanche nous avons le droit à un radar météo aussi bien en place de gauche que de droite. Les commandes anti incendies sont présentes et il vous sera alors possible de vous amuser à reproduire des situations d’urgence.

Sons

Rien de particulier à signaler ici. L’ambiance est agréable et le ronronnement des RB211 se fait entendre et participe au réalisme de l’ambiance à bord.
Cependant, on se sent un peu seul car en plus de l’absence de GPWS, le copilote est totalement muet, tout comme l’hôtesse….

Documentation du L-1011 Captain

Différents manuels sont téléchargeables sur le site de Captain Sim, de l’utilisation des systèmes en passant par les procédures normales, et même un petit résumé du système DLC, en revanche rien sur les procédures d’urgence et surtout pas la moindre trace de table de performance. C’est un peu handicapant lors de la préparation d’un vol…. Espérons que Captain Sim finisse par nous publier cela.

FPS (frame per second)

Malgré la beauté graphique de notre Tristar, tous est fluide, y compris en cockpit virtuel et il ne sera pas nécessaire d’investir dans une configuration ultra-puissante. Même dans des zones denses en décor, cela reste parfaitement volable même si vous n’avez pas le PC dernier cri…

Extra

Un utilitaire nommé ACE nous permet d’ajouter de nouvelles livrées et de gérer le chargement de l’avion. Nous aurions bien aimé un planificateur de carburant.

References

L-1011 Captain – 39.99 USD – FSX/SE/P3Dv2/3

Plus d’informations

NOS NOTES ...
Achat, installation et prix
Systèmes
Modèle de vol
Graphismes 2D/3D
Documentation
Sons
Extra (utilitaire, etc)
Note finale
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