FSDG – Bush Hawk XP

Aerosoft - 20/12/2013

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Introduction

Chaque jour apporte dans la simulation aéronautique une nouveauté, des changements, une innovation, une originalité, un nouveau lieu à explorer, à visiter, un nouvel appareil, qu’il soit de la taille d’un avion de ligne long courrier, ou d’un ulm, il y en a pour tous les goûts de pilotes virtuels. Certains se penchent vers l’IFR, et jouissent de pouvoir piloter le Boeing le plus gros du monde, le cargo le plus impressionnant, la machine la plus rapide, ou le jet privé de leur rêve.

D’autres préfèrent un appareil de taille plus modeste, comme un monomoteur. Ils utiliseront le vol à vue, c’est à dire, le VFR. Bien que pour ce dernier choix, la simulation aéronautique n’est pas toujours parfaite, faute du manque de détail du décor, qui se révèle un élément primordial au vol à vue. Mais grâce aux améliorations qu’apportent les concepteurs chaque jour dans la simulation, on ne peut que constater un réel rapprochement à la réalité, à l’heure actuelle où il existe des milliers de scènes gratuites ou payantes à inclure dans son simulateur afin de profiter pleinement du vol VFR, et ainsi découvrir des paysages nouveaux, variés, et parfois surprenants. Quittons donc quelques instants le monde des gros liners pour découvrir la dernière réalisation d’Aerosoft.

 

 

Achat, installation & documentation

Le Bush Hawk XP s’achète en ligne sur le site d’Aerosoft en version téléchargeable au prix de 24.15 €. Il n’y a, à l’heure de l’écriture de ce dossier, pas de version boîte. Après avoir cliqué sur « Acheter », il faudra s’inscrire sur le site d’Aerosoft, ou s’identifier (adresse email et mot de passe du compte) si vous avez déjà effectué des achats sur le site. Le paiement s’effectue en ligne 100% sécurisé, et vous laisse le choix de payer par Paypal, CreditCard, ou via Bank Transfer. Une fois le paiement effectué, le téléchargement peut prendre un peu de temps, car sa taille est de 290Mo. Heureusement, en cas de perte de connexion internet, vous pourrez le télécharger pendant un an dans la partie « votre compte » du site d’Aerosoft.

L’installation de l’appareil s’effectue sous forme de fichier exécutable, on retrouve donc un programme d’installation automatique décoré avec de jolies photos du Bush Hawk XP. Ce processus est relativement simple, il suffira de cliquer sur « Next », d’accepter les conditions d’utilisations, et de vous munir de l’email utilisé dans votre compte d’Aerosoft, ainsi que le code de série, reçu par email de la part d’Aerosoft, ou disponible dans la rubrique « votre compte », en cliquant sur le produit précédemment acheté. L’installation peut s’avérer un peu longue, car le processus installe pas moins de 2.5Go de données sur le disque dur.

Quant à la documentation fournie, Aerosoft nous propose un manuel d’utilisation de 26 pages, regroupant tous les points nécessaires à connaître concernant l’appareil dans la réalité, et dans la simulation. Illustrée par de nombreuses images, la documentation s’avère plutôt complète, on y trouve un guide de procédure de démarrage rapide, les différents paramètres de réalisme, le Payload Calculator (nous reviendrons sur ce point plus tard), mais aussi les informations relatives à l’avion, ses références de vol, les différents feux, le système de carburant, les différents instruments de bord, ainsi que les nombreuses check lists totalisant pas moins de 6 pages. On note cependant que les checklists d’urgences ne sont pas présentes.

Un vol en Bush Hawk XP

Après le vaste choix de livrées de l’appareil que nous propose l’interface de Flight Simulator X et le chargement qui suit, on se retrouve dans le cockpit virtuel de l’appareil. Avant de débuter une analyse plus profonde de cet appareil, il est important de préciser un point assez sombre de l’appareil, qui peut être un véritable blocage pour certains : Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cet appareil est relativement gourmand en ressources. Bien que la machine de test est loin d’être l’une des plus performantes pour Flight Simulator X, on obtient cependant plus de 20 images par seconde pour un appareil (non pas un avion par défaut) de taille identique au Bush Hawk XP, et pourtant, lors de l’utilisation de ce dernier, il nous est arrivé de tomber bien en dessous de 10 images par secondes. Phénomène plutôt étonnant, voire inhabituel pour un appareil de cette taille, nous l’avons testé sur un second pc d’une puissance égale, et le résultat s’est avéré être identique. Pourquoi un tel ralentissement pour un appareil de ce type là ? Peut-être parce qu’il est plus poussé en terme de qualité, et plus complet que certains autres appareils, mais ce problème peut décourager plus d’un pilote. De plus, on note la présence de multiples retours sous windows à la suite d’actions plutôt simples (frein de park, mise en puissance…) à la suite d’une difficulté de rafraichissement des textures, où l’image se fige durant quelques secondes …

Revenons à l’étude de l’appareil dans ses détails. L’avion est au parking, nous effectuons la visite prévol. L’appareil est plutôt détaillé, et les textures sont de qualité. On observe ainsi les différents assemblages de plaques et boulons tout au long du fuselage. Il dispose en outre de nombreuses animations qui agrémentent la visite prévol, et qui augmentent ainsi le réalisme, comme le cache pilote, et les deux cordes d’amarrages reliées à des pneus disposés au sol, afin de stabiliser l’appareil. On notera aussi l’effet de légères oscillations des cordes dû au vent qui se révèle toujours un petit plus lors de la prévol. Les quatre portes de l’appareil peuvent s’ouvrir de façon indépendante, en cliquant sur la poignée correspondante dans le cockpit virtuel. Un bref coup d’œil sur les quatre entrées d’air et sur l’hélice tripale : chaque élément a son importance, et a été représenté en détail par Aerosoft. On y trouve donc les 3 antennes réparties sur le long du fuselage, les prises d’airs, les différents câblages extérieurs dans la version équipée de flotteurs, même les poignées des portes sont en 3 dimensions. Enfin, on trouve également sur la plupart des livrées, une texture plutôt impressionnante par sa qualité, où l’on peut voir clairement que ce n’est pas un appareil qui vient de sortir d’usine, mais qu’il possède de nombreuses traces d’usure sur le fuselage, mais aussi des effacements de peintures sur les bord d’attaques de quelques livrées.

Visite prévol terminée, documents nécessaires à bord, nous pouvons donc nous installer maintenant aux commandes de l’appareil, et ainsi découvrir l’habitacle de l’avion. Notons tout d’abord qu’il n’y a pas de cockpit 2D modélisé, mais ceci n’est pas un réel blocage, car si Aerosoft a pris cette décision, c’est pour passer plus de temps à approfondir le cockpit virtuel, 100% fonctionnel, où l’on peut effectuer un vol de A à Z sans avoir à ouvrir de fenêtres détachables. L’habitacle en 3D est donc très poussé et abouti, qui représente sans aucun doute le point fort de cet addon. Aerosoft ne se contente pas de modéliser uniquement le tableau de bord et le siège du pilote, mais un véritable ensemble très complet, où chaque élément a son importance, nous y en reviendrons en détail un peu plus tard. A première vue, on peut se sentir un peu dépaysé, car l’ambiance n’est pas vraiment la même que sur les monomoteurs d’aujourd’hui équipés de « glass cockpit », mais l’on reconnait en fin de compte les instruments principaux, les 3 manettes tricolores, et l’on s’y repère plutôt facilement. Le manche de contrôle a une personnalité bien particulière, qui peut sembler étrange avec un vague air d’un volant, bien différent des appareils habituels comme le cessna. Il est relié à un robuste et imposant cylindre, le tout étant accroché au tableau de bord.

Aerosoft nous propose ici, selon la version de l’appareil choisi, un tableau de bord différent, avec non seulement le choix du tableau IFR ou VFR, mais il peut également varier de matériaux : on peut en trouver un avec un classique assemblage de plaques métalliques de couleur blanche, mais on trouve également un tableau de bord style « inox », plutôt inhabituel, mais que l’on appréciera sans difficulté, ainsi qu’un troisième assez personnalisé. Chose assez originale, voire surprenante, mais qui augmente considérablement le réaliste : sur certaines textures de tableau de bord, on peut y trouver une petite fantaisie, comme une grosse tache (de café ?) en plein milieu des instruments ! Une fois de plus, cela prouve bien que l’appareil ne vient pas de sortir d’usine, et que son cockpit ne brille pas avec des reflets de propreté impeccable ! Les instruments de bord en eux même sont très soignés avec un effet de profondeur, représentant les instruments en 3D. S’il fallait trouver un défaut, bien qu’il soit minime, consiste peut être en une texture un peu trop simpliste des boutons d’avertissements, comme le « Stall Warning » ou les avertisseurs de voltages, mais comme nous l’avons mentionné, ceci est vraiment un petit détail, et ce n’est pas ça qui va nous empêcher de voler ! Les différents feux de navigation et d’autres boutons divers se trouvent sur la partie la plus haute du tableau de bord, avec une rangée de switch facilement reconnaissable grâce à leurs fonction qui est écrite juste au dessus. Les instruments de bord demeurent assez fluides dans l’ensemble, encore faut il posséder la machine qui les supporte…

Dans les versions où le tableau de bord est équipé IFR, deux GPS (identiques) Garmin GNS430 sont mis à disposition du pilote. Ils se révèlent plutôt complets, et pour les pilotes ayant des difficultés à le maitriser, pas d’inquiétude, Aerosoft fournit des explications dans la documentation fournie avec trois pages d’explications.

On ne pourrait parler du cockpit sans évoquer les éléments qui se trouvent…derrière le pilote ! En effet, à la fois innovant et plutôt réaliste, le contenu de l’appareil varie selon les paramètres que vous indiquez dans l’interface de « carburant et charge utile » de Flight Simulator 2004 : si les emplacements dédiés au cargo sont vides (0 kg), il n’y a que deux simples sièges arrières. Mais essayez d’indiquer 100 kg ou 200 kg, et vous risquez d’avoir des surprises ! Avec 100 kg, apparaissent quelques caisses de fret, mais ce n’est rien comparé à la valeur maximale, où l’on voit la soute pleine à craquer sous le poids des multiples cargaisons. Attention tout de même de rester dans les valeurs autorisées, auquel cas, vous risquez d’avoir une (très) mauvaise surprise au décollage ! Le Weight Calculation est une page très importante qui s’affiche grâce à MAJ+2, et indique le calcul des différents poids contenus dans l’appareil, comme le pilote (adulte, enfant), copilote, les 3 passagers éventuels, les deux soutes cargo, et le fuel. On voit au stylo l’addition de tous ces élements, nous donnant ainsi le poids total en Lbs.
Grâce à la combinaison de touche MAJ+3, on fait apparaitre une fenêtre où l’on peut configurer les paramètres de réalisme de l’appareil : on aura donc le choix de modifier les défaillances de l’appareil sur off, rarement, normal, et souvent ; la mixture (auto/manuelle), les effets de glace, réchauffe carbu, et cockpit virtuel.

Après une brève checklist, on démarre relativement facilement le moteur, plutôt rapidement. Le son du démarrage est plutôt réussi, et au bout de deux secondes, l’hélice commence à tourner à son régime réduit, d’environ 812 RPM. Vérification des différents instruments comme la pression et la température d’huile, avec un instrument qui peut paraître un peu déroutant au début, car ce n’est pas une aiguille standard, mais un affichage digital, entouré de petites diodes de couleurs (vertes, jaunes, rouges), mais l’on s’y habitue après quelques vols.

Mise en puissance du moteur et freins serrés juste avant le décollage, on entend le grondement du moteur augmenter progressivement, et l’hélice met un certain temps à atteindre son régime maximal. Lors du lâcher des freins, l’appareil déboule sur la piste et décolle avec une rapidité plutôt impressionnante. Attention cependant à corriger l’effet moteur qui entraine l’appareil sur la gauche, il faudra penser à mettre du pied à droite afin de compenser. La visibilité sur cet appareil est franchement remarquable, et l’on peut admirer le paysage sans difficulté : le tableau de bord n’est pas très élevé, et les portes sont vitrées à 80%. Plutôt agréable, et très utile pour le VFR, où l’on a besoin constamment de regarder ce qu’il se passe autour de l’appareil. La vitesse air est indiquée en deux unités, principalement les nœuds, mais l’on a aussi les MPH, unité utilisé en particulier en Angleterre et aux USA. L’appareil peut monter jusqu’à 140 nœuds sans risque, et même jusqu’à plus de 150 nœuds en cas de ciel calme et la vitesse à ne jamais dépasser s’élève à 160kts.

L’appareil en vol est très maniable, même à faible vitesse, et supporte facilement les virages à grand taux d’inclinaison, sans que la vitesse chute brutalement. Attention cependant, si vous ne centrez pas l’appareil correctement, ou si l’appareil est en surcharge, il deviendra très difficilement maniable, les virages devront être effectués avec prudence, et il faut veiller à ce que l’incidence n’atteigne pas des angles critiques sous peine que l’appareil devienne rapidement incontrôlable, et ainsi partir en vrille ou en piqué.
Le Bush Hawk XP a une légère tendance à s’incliner vers la gauche, il ne faudra donc pas oublier de conserver l’inclinaison au neutre durant le vol via de faibles compensations avec le manche.

Le décrochage s’effectue à moins de 50 nœuds avec les volets au maximum, ce qui est une vitesse relativement faible comparée aux Cessna habituels, qui décrochent aux alentours de 70 nœuds. De plus, l’appareil se révèle relativement docile, et la procédure de sortie de décrochage s’effectue très rapidement. Aucun départ en vrille, aucun piqué impressionnant, et l’on peut rétablir la situation en perdant même pas quelques centaines de pieds.

L’approche s’effectue sans difficulté particulière, on conserve un peu de puissance lors de la descente, sortie des volets, et l’approche « normale » s’effectue aux alentours de 70 nœuds, mais en cas de terrain court, la vitesse d’approche peut descendre jusqu’à 60 nœuds sans difficulté. Le train principal est plutôt robuste, et peut accueillir des « chocs » assez violents. L’appareil s’arrête sur une longueur de piste relativement courte, voire même impressionnante, on peut facilement sortir de la piste dès les premières voies de circulation. Atterrissage réussi !

L’éclairage de nuit

Pour les pilotes désirant voler à la tombée de la nuit, le Bush Hawk XP dispose d’un éclairage de tableau de bord, plutôt simple, on est loin d’être ébloui par de puissantes lumières car il n’y a tout d’abord pas d’éclairage global puissant de cabine, mais uniquement sur le tableau de bord, via un éclairage interne des instruments de bord, ainsi que quelques petites diodes éclairant la blanche de bord. C’est cependant un éclairage agréable, qui peut plaire à de nombreux pilotes. 

Ambiance sonore

On ne pourrait effectuer un vol avec le Bush Hawk XP sans parler de l’ambiance sonore de l’appareil. Du démarrage jusqu’à l’extinction du moteur, il n’y a pas un moment où le son a été mis de côté, excepté lors du clique de certains switch (les feux par exemple), où l’on entend aucun signe de déplacement du bouton. On se consolera donc avec le reste, où le son du moteur, lui, a une grande importance, et influe beaucoup sur le réalisme de l’appareil. Lors de la mise en puissance, de la réduction, du roulage, ou des essais moteurs, la variation est très réussie, et l’on entend bien le changement de puissance du moteur. Même lorsque la pompe à carburant est enclenchée, on entend le son caractéristique et très réaliste.

 

Références

Bush Hawk XP – 24.95 EUR (FSX) – FSX

NOS NOTES ...
Achat, installation et prix
Systèmes
Modèle de vol
Graphismes 2D/3D
Documentation
Sons
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