King Air C90B

Carenado

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Introduction

Avec le développement de la gamme HD Séries, Carenado a clairement repoussé les limites graphiques de ses produits pour apporter aux utilisateurs de Flight Simulator X et de X-Plane10 des appareils dont l’aspect se confond de plus en plus avec les exemplaires réels. Le dernier né de la fratrie, le Beechcraft King Air C90B, vient poursuivre un cursus parfaitement rodé et il est temps pour nous d’en prendre les commandes…

« Grand Seigneur ! « 

Chroniques du « Roi du Ciel »

Afin de répondre initialement à une commande de l’armée américaine, Beechcraft lance au début des années 1960 la conception d’un appareil bimoteur turbopropulsés basé sur le modèle Queen Air. Le succès militaire permit à la société de proposer une version civile pressurisée qui sera perpétuellement améliorée jusqu’à nos jours. C’est la version C90B, datant du début des années 1990 que Carenado a reproduit ici. Structure renforcée pour sécuriser la pressurisation, turbo propulseurs Pratt & Whitney PT6A-21 permettant d’emmener l’appareil et presqu’une tonne de matériel et de passagers (de 6 à 8) sur plus de 2000 kilomètres (selon le chargement) à un plafond maximal de 29000 pieds et à une vitesse de 240 nœuds, cabine réaménagée pour un confort sonore amélioré… C’est un appareil adapté aussi bien pour le transport de passagers que pour l’assistance médicale ou encore la surveillance aérienne.

Achat et installation

A moins que vous n’en possédiez déjà un, il faudra créer un compte sur le site officiel de Carenado. Il suffit ensuite de cliquer sur le bouton destiné à l’achat pour l’intégrer au panier. Le Beechcraft King Air C90B est commercialisé à 39.95 dollars, soit moins de 32 euros au moment d’écrire ces lignes. Plusieurs méthodes de paiement sont proposées (paypal, carte bancaire…), et quand le règlement sécurisé est effectué, un mail nous prévient de la mise à disposition du lien de téléchargement de l’archive ainsi que du numéro de série associé. L’installation est automatique et ne demande qu’une validation par l’email et le numéro de série. Il conviendra également d’installer le dernier service pack cumulatif disponible dans la partie updates du site (il faut être connecté avec son compte). Une fois cette opération terminée, on peut lancer le simulateur. L’avion apparaitra en 6 livrées HD en 2048X2048 ainsi qu’une blanche pour les repaints et en deux versions : complète (intégrant la cabine passager en vue cockpit) ou « lite » (la cabine est masquée en vue cockpit mais pas en vue externe), ceci afin de ne pas pénaliser les configurations moyennes en terme de fluidité.

Le choc des photos

Car il y a de quoi se fracturer l’œil plus d’une fois. Le PC de test est un Core2Duo cadencé à 3Ghz, équipé de 4 Gigas de mémoire ainsi que d’une carte graphique NVidia GTX 560 Ti. La visite au sol permet tout d’abord d’apprécier l’avion dans son ensemble et le résultat est très réussi. La version B du C90 intègre des hélices quadri pales contra rotatives ainsi que de nouveaux capots moteurs plus aérodynamiques déjà en place sur la version A précédente. La ligne paradoxalement à la fois rondouillarde et agressive ne laisse pas indifférent. Depuis quelques temps, Carenado intègre un menu permettant d’afficher au sol (ou non) cales, flammes, d’activer (ou non) les reflets dans le cockpit… La porte (donnant un aperçu de la cabine) et soutes s’ouvrent, ainsi que les capots moteurs qui laissent apparaitre quelques composants pneumatiques et hydrauliques. Tout ceci participe à un ensemble très flatteur à l’œil. L’appareil est superbe ! Trappes de carburant, trains d’atterrissage, tuyères d’échappement, entrées d’air… cette version virtuelle est très détaillée. Les reflets métalliques, la réfraction de la lumière sur les hublots ou le cockpit en fonction de la position du soleil, le travail sur les textures, l’effet des phares et autres feux de navigation, sont autant de facteurs qui viennent sublimer l’habillage et le rendre réaliste.

L’intérieur profite également de ce savoir faire. Dans le cockpit, tous les boutons sont affichés en 3D, l’éclairage oscillant entre le vert et le blanc est magnifique, les textures du tableau de bord ou des fauteuils, associées aux jauges également en 3D sont du plus bel effet. La cabine n’est pas en reste, les couleurs sobres des bois précieux et le cuir impeccable de l’assise offrent un résultat visuel de toute beauté. Les petits détails comme les étiquettes de sécurité ou l’extincteur ajoutent à l’ambiance luxueuse un parfum de sécurité. Enfin, les animations très réalistes (la séquence de train avant qui s’engouffre dans sa trappe pendant que le train arrière s’escamote sous les moteurs est tout à fait convaincante), l’ombre et l’éclairage dynamique ainsi que les effets visuels achèvent ce qu’il convient d’appeler une réussite graphique. Avec le King Air, et après le C208B Grand Caravan et le Piper Malibu, Carenado confirme sa maitrise technique en termes de modélisation, se plaçant définitivement parmi les meilleurs concernant l’aviation générale. D’autant que les sons des moteurs, directement enregistrés auprès du moteur réel, et ceux des switches, en provenance de l’appareil réel, prolongent l’immersion dans le cockpit.

Au-delà des apparences

Batterie et générateurs en marche, voltage calibré, pompes enclenchées et moteurs lancés, on suit la check-list et la table de références fournies avec l’appareil. Commençons par évacuer deux regrets : la limitation propre à FSX d’associer l’injecteur d’essence et le changement du nombre de tours d’une part (alors qu’en réalité un lien mécanique existe entre compresseur et propulseur) et d’autre part l’absence d’un outil de gestion de poids, carburant et pannes, il faut se contenter de ceux offerts par défaut dans FSX. Les simmers les plus hardcores apprécieront en revanche de voir la consommation électrique baisser sur les jauges, quand on éteint les lampes par exemple, maigre consolation toutefois. En dehors de ces petits désagréments, pas forcément du fait de l’éditeur qui plus est, il faut avouer que le King Air de Carenado propose, comme son homologue réel, un vol très sécurisant, n’en déplaise aux amateurs de sensations fortes. S’il convient d’être très attentif (et surtout anticiper) lors de la manipulation des moteurs, l’ensemble des manœuvres n’induisent aucun danger particulier, et ce pour plusieurs raisons. Les hélices contrarotatives permettent de ne pas avoir à souffrir des effets du moteur et les pédales ne seront que peut sollicitées. L’appareil grimpe à 800 pieds minute ce qui peut lui permettre d’être à son pallier optimal (16000 pieds) en moins de vingt minutes. En vol, le King Air est très stable, les virages n’induisent qu’une très faible propension à s’enfoncer, à moins qu’on ne l’aide franchement. Les vitesses recommandées sont aisées à respecter et pour cause : le King Air se traine ! Comme avec l’appareil réel, les PT6A-21 tractent difficilement l’appareil à 240 nœuds à 16000 pieds… C’est lors de la descente qu’il convient de bien gérer la manette des gaz, la vitesse maximale étant vite atteinte (et donc vite dépassée). Autre constatation, à pleine charge, le décollage devient plus compliqué et l’autonomie est très nettement amputée. Côté navigation et vie à bord, ça frise quand même le sans faute. L’EFIS qui fait face au pilote propose une version digitale de l’horizon artificiel et du HSI (en place de droite, ces instruments restent analogiques) tandis qu’autour s’intègrent l’anémomètre, l’altimètre, le vario ainsi que les différents paramètres moteurs. En dessous, les différents switchs concernant les lumières externes, la batterie et les générateurs, la réchauffe pitot… L’overhead n’affiche que les boutons d’éclairage intérieur et le sélecteur de tension. La console centrale présente les différentes manettes (gaz, hélice, mélange) ainsi que le réglage du trim ou la position des volets. Au centre du tableau de bord, le haut est réservé aux communications et aux instruments de navigation radio tandis que plus bas trône le GPS 400 customisé par Carenado. Notons que l’on peut également importer des jauges Réality XP compatibles. Ici, le système Avidyne propose un ensemble « tout en un » bienvenu qui aide à conférer à l’appareil sa qualification « tout temps ». En effet, outre la carte GPS ou topographique, sont intégrés un radar météo, un système d’avertissement de proximité du sol, des options de sélection des fréquences ou des aéroports par type (on peut enlever de la carte les hydrobases et se concentrer que sur les terrains avec asphalte par exemple) et l’affichage du trafic en temps réel.

Ce n’est pas pour rien que l’appareil est employé au Japon ou en Nouvelle-Zélande pour surveiller les côtes, ou par Air Glacier pour des patrouilles, de la reconnaissance et du secours autour des Alpes. La pressurisation et l’efficacité de la réchauffe permettent au King Air de croiser à la même altitude qu’un moyen courrier. On pourrait penser que la perte d’un moteur apporterait du challenge pendant le vol… Ce n’est qu’à moitié vrai : un système de correction de la dérive automatique (comme dans le véritable appareil) vient aider le pilote malchanceux (ou négligent) à poursuivre sa navigation dans une relative sécurité. Seule la perte de puissance peut inquiéter. L’atterrissage en conditions normales devient une formalité, l’appareil se maniant très bien à faible vitesse et volets sortis, on touche le train arrière en premier, avant de rabattre l’avant, le freinage et l’inverseur de poussée s’accommodant de pistes assez courtes, voire champêtres à condition que le terrain ne soit pas trop accidenté.

Références

C90B King Air Series Carenado – 39.95 USD – FSX/SE/P3Dv3/4

Plus d’informations

NOS NOTES ...
Prix et achat
Installation / téléchargement
Documentation et support technique
Modèle de vol
Systèmes
Graphismes
Fluidité
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