1011 Captain II

Captain Sim

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Présentation 

Près de 5 ans après avoir pondu une très bonne simulation du légendaire Lockheed L-1011 TriStar pour Flight Simulator X, Captain Sim revient cette année à la charge avec une version totalement rafraîchie et surtout compatible exclusivement avec Prepar3D v4, c’est-à-dire en 64 bits. Vu l’excellente impression laissée par le récent 757 Captain Sim II (qui est lui aussi une refonte d’une précédente version), voyons si le TriStar confirme la tendance chez Captain Sim.

Tout d’abord, voici un petit historique du Lockheed L-1011 Tristar :

La compagnie American Airlines lança dans les années 60 un appel d’offres parmi les constructeurs américains afin de créer un avion long-courrier plus petit que le Boeing 747. En 1966, Lockheed lance le programme TriStar. Le premier vol a lieu en 1970 mais American Airlines se tournera finalement vers son concurrent, le DC-10 de Douglas. Au final seuls 250 avions seront produits sur les chaines de Palmdale en Californie. Cet échec commercial est principalement dû à la concurrence du DC-10 ayant eu un développement plus rapide que le L-1011 qui a enchaîné les retards durant sa phase de conception. La production cessera définitivement en 1984.

Le TriStar était pourtant très avancé technologiquement pour l’époque. Il fut le premier avion civil à être équipé d’un pilote automatique capable d’atterrissage automatique (ce qui permettra les approches CAT III par basse visibilité). Il était aussi silencieux et sobre en carburant et sa légendaire conception de tri-réacteur en faisait un appareil particulièrement performant.

Lockheed L-1011-500 Tristar*

Modèle L1011-500 Tristar
Constructeur                         Lockheed (Etats Unis)
Équipage                      3
Mise en service            1972
Longueur                      50,05 m
Envergure                     50,09 m
Hauteur                        16,87 m
Surface alaire                           329 m2
MTOW                                     231,03 t
MLW                                      166,9 t
Carburant max                      119 780 l
Nombre de passagers           246 (1 classe) à 330 (2 classe)
Motorisation                          3 X Rolls Royce RB211 524B de 50 000 lbs chacun
Vitesse de croisière              525 kts
Vitesse maximale                  Mach 0.95
Autonomie max        5345 nm
Plafond                     43 000 ft

 

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Lockheed_L-1011_TriStar#Le_TriStar_aujourd’hui

Achat et installation 

Il est nécessaire de disposer d’un compte sur le site de Captain Sim. L’achat est rapide et mène à un lien de téléchargement. Vous devez commencer par acquérir le 1011 Base Pack contenant la version passager. Si cela vous chante, vous pouvez aussi moyennant supplément vous offrir l’extension 1011F Expansion ajoutant la version cargo.

De nombreuses livrées sont également installables facilement via le module ACE.

Extérieur 

Captain Sim avait déjà placé la barre très haute à l’époque niveau visuel. Cette version met simplement le résultat au niveau que l’on peut attendre du 64 bits. C’est évidemment très convaincant mais il n’y a pas de révolution à ce niveau-là.

Les textures sont très belles à l’exception des ailes dont nous avons trouvé la modélisation de certains détails un peu trop imprécis et anguleux, à l’image des rivets ou des volets. Rien de grave mais cela nous a un peu surpris de la part de Captain Sim.

Les effets de l’environnement concernent principalement l’apparition des fumées d’échappement très bien réalisées. On se rappelle alors que le TriStar est un avion de conception ancienne ou écologie et environnement ne faisaient pas encore partie des préoccupations. Nous aurions pu attendre la présence du WingFlex mais les ailes restent désespérément immobiles. Pas d’incorporation de TrueGlass (effets réalistes de la pluie sur le pare-brise). C’est un peu dommage car on voit ces innovations fleurirent chez la concurrence.

Concernant les animations au sol, Captain Sim n’est pas en reste avec de nombreuses actions visibles possibles : GPU, Cales, Pins et même toboggans ! Le plus remarquable est la présence pour la version cargo du Loader que verrez charger les conteneurs ULD par la porte cargo. Cela mettra un peu de vie à votre escale. Étrangement, le Pushback est quant à lui absent…

Intérieur 3D 

C’est un peu le même constat que pour l’extérieur. Le poste de pilotage est de belle facture mais ce n’est pas la révolution cependant l’ambiance est assez prenante. L’usure visible des éléments ou du tissu des sièges ou encore la porte et les inserts en bois sentent bon les années 70 ! Ceci combiné aux innombrables cadrans et aiguilles, on peut alors s’imprégner de l’atmosphère des cockpits de l’époque.

La grosse satisfaction vient de l’éclairage entièrement retravaillé et surtout dimmeable sur chaque partie grâce aux différents rhéostats. Les critiques ont été entendues par Captain Sim qui a rétabli le tir d’une belle façon.

Comme sur la précédente version, le cockpit 2D n’est pas au programme et la cabine non plus.

 

Modèle de vol

On sent dès la rotation l’inertie résultante de la masse élevée du TriStar. Si vous avez envie de vous passer du pilote automatique, vous vous apercevrez qu’il est très agréable à piloter à condition de bien anticiper les effets de l’énorme puissance des moteurs Rolls Royce. En effet, vous verrez l’aiguille de l’indicateur de vitesse vraie courir à toute allure vers des sommets si vous ne réduisez pas suffisamment les gaz. Si vous sortez les aérofreins, alors le taux de descente devient vertigineux…Est-ce exagéré ? C’est dur à savoir vu qu’il n’y a pas de tables de performances inclues et que les ex-pilotes de TriStar se font rares de nos jours…

En tous cas, le vol se passe sans difficulté et nous n’avons rien noté d’anormal ou de surprenant dans le comportement de l’avion lors de nos essais. Il est stable et réagit logiquement aux commandes, ce qui est déjà satisfaisant. Une fois de plus, il ne nous a pas été possible de comparer avec des sources de l’avion réel.

 

Systèmes /avionique

Le TriStar est un avion d’ancienne génération post-glass cockpit, c’est-à-dire que les instruments dans le cockpit sont entièrement analogiques, même si le rôle de l’électronique est déjà important à bord. De plus, c’est un appareil 3 men cockpit, avec donc un mécanicien navigant en complément des deux pilotes.

  • Instruments de vol:

Une forêt de cadrans et d’aiguilles inonde le cockpit jusqu’au plafond, et surtout sur le panneau du mécanicien navigant. Tous les interrupteurs sont fonctionnels et les voyants et lampes opérationnelles. En effet, vu qu’il n’y a pas d’écran pour indiquer l’état des systèmes, leur lecture est cruciale pour interpréter correctement le fonctionnement de l’avion.

  • Navigation / INS :

A l’heure du RNAV et des approches GNSS, naviguer avec le TriStar vous fera faire un sacré bond en arrière dans le temps. Captain Sim revendique que le système de navigation CIVA a été amélioré.

 Pas de plan de vol à entrer dans le FMS, mais à la place le fameux système INS (Inertial Navigation System) CIVA. Celui-ci consiste en une interface basique permettant de rentrer 10 waypoints en rentrant leurs coordonnées géographiques (il n’y avait pas encore la possibilité de rentrer le nom des balises). Ainsi, couplé au pilotage automatique, celui-ci vole de waypoint en un waypoint. Vous l’avez constaté, c’est l’ancêtre du FMS moderne. Comme son descendant, ce système est autonome et ne dépend plus des balises au sol. Celui-ci se repère grâce à des centrales à inertie mécaniques détectant par effet gyroscopique les accélérations de l’avion et permettent de connaitre sa position en tant réel. Les FMS actuelles fonctionnent encore sur ce principe sauf que les gyroscopes mécaniques ont été remplacés par des gyroscopes laser. Le GPS vient ajouter une dose de précision mais le TriStar en son temps n’en était bien entendu pas pourvu.

Le pilote a devant lui un très classique HSI, c’est-à-dire un indicateur de cap affichant la radiale voulue. Couplé à l’INS, ce n’est plus un radial VOR mais la route vers le prochain waypoint qui s’affiche. En revanche, pour les départs arrivées et approches (SIDs / STARs, Approches RNAV), ce système n’est pas capable de prendre en charge la navigation, donc il faudra naviguer « à l’ancienne » en réglant vos fréquences VOR et ADF et suivre les radiales ou autres QDR et QDM…

Sur ce Captain Sim, il est juste dommage que lorsque l’on navigue avec les INS, la radiale ne s’affiche pas sur le HSI et reste désespérément couplé avec le VOR (ou alors nous n’avons pas trouvé le bon réglage et nous sommes ouverts à toutes remarques).

  • Commandes de vol :

Les commandes de vol d’un avion classique consistent en des surfaces mobiles mues par un système hydraulique, dont les mouvements sont commandés par le pilote avec son manche à balais. Le TriStar repose sur ce principe comme tous les avions de ligne, mais viennent se greffer au milieu certains systèmes électroniques qui vont modifier les mouvements des surfaces de vol pour améliorer les performances aérodynamiques et le confort de pilotage.

Le système le plus remarquable est le DLC (Direct Lift Control). Celui-ci consiste à faire bouger les spoilers pour modifier le taux de descente sans jouer sur la position du nez, ceci améliorant le confort des passagers en limitant les mouvements verticaux. Cela contribue à un suivi plus précis de la pente d’approche et permet un atterrissage automatique plus doux.  C’est un peu l’ancêtre des commandes de vol électriques (Fly By Wire) qui équipent les avions de lignes récents.

Les différents systèmes et commandes de vol sont déconnectables depuis le plafonnier mais il est dur de dire si elles produisent vraiment un effet dans ce cas-ci.

  • Pilote automatique :

C’est sans doute le système ou le TriStar est le plus avancé.

Le pilote automatique possède déjà les principales caractéristiques qui perdurent sur les avions de ligne modernes, comme entre autres :

  • Une navigation verticale sophistiquée : On peut régler un taux de montée mais aussi monter ou descendre à vitesse constante.
  • Une auto manette : Pour maintenir une vitesse voulue en palier en ajustant automatiquement la manette des gaz
  • Un atterrisseur automatique (Autoland) : L’engagement des 2 pilotes automatiques simultanément permet  de terminer un ILS par un atterrissage automatique si les conditions le permettent.

 Le comportement en vol est très convaincant et fait preuve d’une grande stabilité. Au final, cela rend le TriStar bien moins obsolète qu’il n’y parait !

  • Electrique, Hydraulique, Air Conditionné / Pressurisation, Carburant :

Comme sur les autres avions de lignes de l’époque, la majorité des systèmes est géré par le mécanicien navigant depuis son panneau, situé à l’arrière droit du poste de pilotage, juste derrière le cockpit. Ceci impose de constants allers-retours entre ce dernier et la place du pilote. Ceux qui sont équipés de la réalité virtuelle auront un avantage certain en termes d’ergonomie.

Les systèmes hydrauliques, électriques, carburants, pneumatiques, etc… sont entièrement fonctionnels et à priori réalistes. En tous cas, lors de la séquence de mise en route des moteurs, une application non correcte de la procédure rendra impossible le démarrage. A vous de bien suivre point par point les check-lists.

  • Gestion incendie / pannes :

Les commandes anti-incendie sont présentes mais seule une programmation via le module de panne par défaut pourra vous permettre de créer vos propres scénarios de pannes. C’est valable pour le reste des systèmes de l’avion. Captain Sim a pour philosophie de créer des produits complexes mais sans vocation « training level ». Il n’a y a donc logiquement pas de module externe permettant une intégration pédagogique des pannes.

 

Sons

Il y a apparemment aucun progrès par rapport à la version précédente. Que ce soit au niveau des sons des moteurs que de l’environnement.

Il n’a  ni GPWS, ni co-pilote audible, ni ambiance de la cabine au programme…

 

Documentation

Ce n’est pas la fête mais cela suffit à utiliser le TriStar dans des conditions normales. Depuis la page produit sur le site de Captain Sim, il y a une page SIM OPS permettant de télécharger quelques manuels, tutoriels ou accéder au forum.

Le manuel en lui-même comprend une description des systèmes de l’avion mais rien de très poussé ou s’apparentant à un FCOM officiel. Il n’y a aucune table de performance non plus. Seuls quelques schémas de procédures inclus semblent venir du manuel du vrai avion.

 

FPS (frame per second)

Notre Captain Sim est plutôt FPS friendly et cela ravira les possesseurs des configurations les plus modestes. C’est l’avantage des simulations de cockpits analogiques qui demandent moins de codage et de calculs mettant à rude épreuve le processeur.

 

Extra

Un utilitaire nommé ACE nous permet d’ajouter de nouvelles livrées rapidement et facilement.

Notons aussi la présence d’une petite interface gérant le chargement et le carburant et  permettant d’obtenir le centre de gravité. Fort pratique pour charger l’avion de manière précise sans à avoir à passer par le menu de Prepar3D.

Machine test

  • Windows 10 Professionnel
  • Intel i7-7700K 4.2 Ghz
  • SSD M2 256 Go
  • RAM DDR4 16 Go
  • RAM 16 Go
  • KFA GeForce GTX 1070

                                                                                                                               Références

1011 Captain II par Captain Sim

Prepar3D v4

Base Pack: 49.99 USD – 1011F Extension: 19.99 USD

captainsim.net

NOS NOTES ...
Achat, installation et prix
Systèmes & Dynamique
Graphismes & Environnement
Documentation
Extra (utilitaires, etc...)
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