F16

Aerosoft

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Présentation

Le F-16 Fighting Falcon est un chasseur « multi-rôles » tous temps, sorti des usines de General Dynamics dans les années 70. Depuis, 4400 exemplaires ont été vendus à travers le monde. Propulsé par un seul moteur (General Electric ou Pratt & Whitney), il est capable d’atteindre une vitesse maximum de 2173km/h et de monter à 50000ft. Le F-16 peut ainsi parcourir jusqu’à 2417Nm et manœuvre jusqu’à 9G. Doté de commandes de vol électriques FBW (Fly By Wire), il devient alors redoutable en Dog Fight (combat rapproché). Il a été conçu pour de multiples missions, comme l’attaque au sol et le combat AIR/AIR, le tout de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Une distance de 762 mètres seulement est nécessaire pour un décollage en pleine charge. Cet appareil, le plus convoité par les pays de l’OTAN, a participé dans beaucoup de conflits et a pu prouver sa polyvalence, tant dans des missions d’attaque que de missions de défense. En effet, sur les 200000 sorties opérationnelles, il n’a été abattu que 6 fois (dont 1 par un M-2000 grec, pour la petite anecdote). Il existe une vingtaine de versions de F-16 en fonction de leurs missions et de leurs améliorations. Malgré sa trentaine d’années de service, le F-16 n’a pas gagné une seule ride, grâce à sa perpétuelle remise à niveau de la technologie embarquée.

Description


Aerosoft prouve une nouvelle fois sa poly-compétence lorsqu’il s’agit de développer pour Flight Simulator X. En effet, le F-16 Fighting Falcon est une réussite graphique et sonore. Le F-16 est donc uniquement compatible avec Flight Simulator X, au grand regret des nostalgiques de Flight Simulator 2004.

Comme il est précisé dans la page de présentation de l’addon sur le site d’Aerosoft, « ce produit est 100% focalisé sur le pilotage du F-16 et aucun des systèmes de défense/offense ont été modélisés (même si le radar permet de suivre les avions AI). Il n’y a pas non plus des objets au sol, etc. Seule la modélisation de l’appareil a été prise en compte au moindre détail donc, ne vous attendez pas à des bombes, des missiles ou des unités au sol ». Ceci pour éviter toute confusion et déception envers l’éditeur. Normal donc, pour un simulateur comme le nôtre, Aerosoft s’est concentré uniquement sur la qualité graphique du produit. Aerosoft nous propose une multitude de livrées réelles, ultra détaillées, avec la possibilité de modifier l’emport de chaque appareil grâce aux fichiers aircraft.cfg. Nous allons développer dans ce test, les bonnes surprises que nous réserve Aerosoft. Je vous conseille de regarder la vidéo officielle de l’éditeur (lien disponible dans la rubrique « liens utiles » du test).

Achat, installation et manuel :

Le prix de l’addon est de 29,99 € (hors frais de port pour la version boite). Il peut s’acheter sur le site d’Aerosoft lui-même, en s’inscrivant sur le site pour créer un compte. Le paiement sécurisé peut se faire par plusieurs moyens : Paypal, CreditCard, ou par Bank Transfer. Il est disponible en deux versions. La version boite vous fournit un CD et un manuel imprimé en français. La version téléchargeable nous installe un manuel de 46 pages au format PDF en anglais. Cette dernière version (celle testée), nécessite le téléchargement d’un fichier de 700Mo, disponible en quelques minutes, selon votre connexion. Une fois acheté, vous recevrez par Email la clé de votre produit, qu’il faudra copier lors de l’installation. L’espace nécessaire sur le disque dur est de 2.8Go.

Le manuel, illustré en couleurs, nous fournit toutes les informations sur les systèmes du F-16, les switchs opérants, en passant par la programmation du fichier aircraft.cfg. A noter que les checklists sont bien présentes, bien qu’un peu rudimentaires, mais suffisantes. Dans la dernière page du manuel, un schéma très intéressant récapitule les différentes attitudes à conserver lors d’une approche type « vent arrière ». Malgré la description complète des spécifications, il manque cependant les différents graphiques de performances très utiles pour les manœuvres complexes que nécessite un vol militaire. Mais cela ne manquera pas à l’utilisateur ordinaire.

Modélisation Externe

Aerosoft va vous surprendre avec la modélisation externe de son F-16. Pour résumer, Aerosoft nous offre un véritable chef d’œuvre graphique pourvu de détails inattendus. Tout est beau, tout est détaillé avec soin, jusqu’aux emports. Tous les orifices, les antennes, les grilles, les écopes, en passant par les pilotes et les « static discharger » (en bout d’aile) sont modélisés de manière très détaillée. Très grosse surprise en sortant les trains d’atterrissage. En effet, chaque vérin des trains et des trappes, les feux de navigation, les durites, les contre-fiches de verrouillage, les logements des trains sont modélisés avec une grande fidélité et une finesse difficilement égalable. On peut d’ailleurs y apercevoir un réservoir hydraulique, et y lire les précautions à prendre pour déposer l’enregistreur de vol. Les écritures sur tout le long du fuselage sont lisibles, même si certaines sont un peu trop floues. Mon coup de cœur se situe au niveau du cockpit où on y retrouve le pilote détaillé entièrement en 3D, jusqu’aux harnais de sécurité. Le visage photo-réaliste a une cinématique très fluide et réaliste liée au lacet et effectue tout seul des mouvements cycliques.

Lorsque l’on lève la « canopy » (pare-brise), on voit le masque de son casque se détacher toujours avec une fluidité de mouvement. Les tuyères à géométrie variable sont modélisée, et respectent bien les ouvertures et les réductions de diamètre en fonction du régime moteur. Certains POD de désignation laser sont animés lorsqu’on active le switch « laser Arm ».La flamme due à la postcombustion est hallucinante et vous éblouit en pleine nuit. Pas moins de 61 livrées réelles des 15 pays utilisateurs du Falcon sont disponibles, c’est gigantesque ! Une panoplie de 14 emports est modélisée, avec l’avantage de modifier la configuration d’armement de chaque livrée, grâce à l’édition du fichier aircraft.cfg propre à chaque appareil. Bien sûr, la méthode à suivre pour l’édition de ce fichier est décrite dans le manuel. Vraiment, on peut dire qu’Aerosoft a mis le paquet sur le côté visuel de son produit. Aucun défaut n’est à répertorier sur la modélisation graphique. C’est une réussite digne de tous les superlatifs précédemment énoncés.

Modélisation Interne

Là aussi, encore un gros travail de finesse a été apporté par les éditeurs Aerosoft. On va être obligé de chercher loin pour trouver des défauts. Les instruments analogiques (altimètre, anémo-machmètre et horizon artificiel) ont été modélisés en 3D et rendent la vision des valeurs très précise. Tout comme les instruments, chaque détail est modélisé avec soin, et modélisé dynamiquement, comme le side-stick, le throtthe, l’accoudoir, la manette des trains… Un petit gadget sans intérêt mais fonctionnel, nous pouvons avancer ou reculer le palonnier en actionnant une poignée proche du HSI. Un défaut est cependant présent, certaines écritures pour désigner les switchs sont quasi illisibles. Si on lève un peu notre regard vers l’avant, nous ne pouvons que déguster la partie avant du cockpit, avec le HUD (Head Up Display, ou Visée tête haute) d’un réalisme vraiment rare, et un auvent (partie derrière le HUD) pourvu de durites et de prise électrique. Notons qu’Aerosoft affirme dans la page de description de la machine, que son système de modélisation du HUD est « vendu actuellement pour des utilisations professionnelles ». Un petit point faible pour l’éclairage interne.

Les instruments secours ne possèdent aucun éclairage interne. Seul l’éclairage général du cockpit et des touches de commande de l’ICP (Integrated Control Panel ou le pavé numérique sous le HUD) est présent, mais de très bonne qualité. En effet, aucun réglage n’est possible pour les autres éclairages, et pas de réglage progressif pour la luminosité générale. La verrière de la canopy possède des reflets qui rajoutent une touche de réalisme, et nous immerge définitivement dans la peau du pilote. Lors de l’ouverture de la canopy, on peut apercevoir la cinématique du bras de levier du moteur, situé derrière le siège éjectable. A noter que cet addon est dépourvu de cockpit 2D, qui serait, pour un cockpit 3D aussi réussi, bien inutile. De plus, en réglant bien votre angle de vue, vous aurez une vision optimum sur le HUD et les deux MFD. Vous remarquerez qu’Aerosoft a créé 21 modèles extérieurs différents, en fonction des utilisations stratégiques du chasseur.

Avionique

Aerosoft a fait de gros efforts concernant l’avionique de son addon. Il semble avoir trouvé un très bon équilibre entre le chasseur ultra-perfectionné que l’on connait dans le stand-alone « Falcon 4 Allied Force » et le chasseur que nous utilisons pour se défouler après un vol en réseaux bien stressant. Tous les instrument digitaux et analogique sont fluides et précis. L’avionique du Falcon se décompose en quatre parties :
– La première concerne le Multi Fonction Display (ou MFD) au dessus de la jambe gauche du pilote. Dans le vrai F-16, cet écran est utilisé pour le « target-tracking », qui est ni plus ni moins que le radar embarqué. Ne pouvant pas simuler le radar sous FS, Aerosoft a trouvé un bon compromis relativement efficace : dans l’addon, l’écran permet la visualisation du trafic dans un cône de 60° et offre la possibilité le sélectionner le trafic, puis de le verrouiller. Ainsi, vous pouvez suivre votre cible sur le HUD, grâce à un repère, et les informations concernant l’appareil suivi vous seront fournies (cap, vitesse, vitesse de rapprochement, altitude,…). L’idée est assez amusante pour « tracker » une cible fictive.
– La seconde partie concerne l’écran MFD au dessus de la jambe droite du pilote. Dans la vie réelle, il permet l’affichage du plan de vol, la gestion des emports, et encore beaucoup d’autres fonctions. Sur celui de notre addon, notre plan de vol est bien affiché, mais hélas non modifiable. Nous pouvons y faire apparaitre tous types de balises (VOR, ARPT, ILS,…) ainsi que la cartographie du sol, qui nous rappelle étrangement le radar AIR/SOL du vrai F-16. Nous pouvons y afficher un mode « ROSE », pour suivre un radial VOR et un GLIDE/LOC d’un ILS. La dernière page concerne l’emport de notre appareil, sans grand intérêt car même si l’affichage est juste, aucun switch n’est interactif. Normal, Aerosoft nous a prévenus (voir partie « description » dans le test).

– La Troisième partie concerne le DED, ou Data Entry Display. Ce petit écran, situé au dessus du MFD droit, va nous être très utile pour la navigation. Nous pouvons contrôler le DED grâce à l’ICP (Integrated Control Panel) qui est le pavé numérique à gauche du DED. Grâce à cet écran, nous allons pouvoir sélectionner n’importe quel point d’intersection de notre plan de vol, régler 2 fréquences VOR et 1 ILS avec leur course associée plus , régler la VHF, le réglage de l’alarme BINGO (bas niveau de carburant), calculs du plan de vol… Bref, c’est l’outil indispensable pour la gestion de notre vol.
– La quatrième et dernière partie concerne le Head Up Display (ou HUD), sur lequel Aerosoft nous offre un réalisme a nous couper le souffle. Les traits sont fins et fluides, tout y est lisible d’un simple coup d’oeil. Dû à son image projetée sur la verrine du HUD, il disparait lorsque l’on décale sa tête, exactement comme dans la réalité. Les informations affichées sur le HUD sont, en fait, un résumé des trois écrans précédemment présentés. Utile dans toutes les phases de vol, le HUD nous aidera à manoeuvrer avec précision, à naviguer sans jamais baisser la tète, à atterrir en ayant tous nos paramètres de vol dans le coin de l’oeil. L’horizon artificiel est modélisé par un trait gras sur notre HUD, afin de ne pas être déséquilibré par toutes les informations présentes. A noter que pour afficher l’ILS sur le HUD, une petite procédure est disponible dans la page 34 du manuel PDF. En effet, cette opération nécessite quelques manipulations dans le cockpit. Attention de ne pas se perdre avec un Track IR, n’hésitez pas à régler, dans le logiciel du track, le curseur « smoothing » sur 25.

Modèle de vol et sons :

Aerosoft met à notre disposition 21 modèles de vols différents, en fonction de l’emport choisi. Il faut donc prendre plus de précautions pour certaines manoeuvres, comme le décollage et l’atterrissage selon la configuration de l’emport. La prise en main est vraiment souple, agréable et intuitive grâce aux commandes de vol électrique FBW. Voler dans un Falcon devient un jeux d’enfant, et donc une vraie source de plaisir. La machine répond fidèlement aux ordres de notre joystique, et calcule efficacement le maintien d’attitude, phénomène propre au Fly By Wire. Le trim devient soudainement inutile sur notre machine. Dans le cockpit, on remarquera la bonne concordance des mouvements de tête en fonction du facteur de charge enduré par le pilote, ce qui permet une immersion totale. On se retrouve collé au siège lors d’une mise en post-combustion soudaine. Puis on peut se retrouver le nez collé au HUD lors d’un freinage brutal. Le « Flight path marker » (vecteur de direction) présent sur le HUD est un outil indispensable pour un pilotage précis. L’informatique embarquée vous calculera en temps réel votre angle de descente optimum pour votre approche. Le tout bien évidemment affiché sur le HUD. Le pilotage devient vraiment trop facile, grâce à la sortie entièrement automatique des becs et des volets. La commande du pilote automatique s’effectue grâce à 2 switchs (PITCH et ROLL). L’un concerne le tangage, avec un maintien d’assiette, et un maintien d’attitude. L’autre switch concerne le roulis, avec un maintien d’attitude, et un conservateur de cap, couplé au heading selector du HSI. Hélas, je n’ai pas trouvé le moyen de suivre mon plan de vol automatiquement, chose présente dans la réalité.

Le son du moteur du F-16 Fighting Falcon réel possède un son particulier aux mono-moteurs qu’Aerosoft a fidèlement reproduit dans son Addon. La séquence sonore de mise en route du réacteur est bluffante, et enchantera les puristes aux oreilles d’or. Un point faible présent dans cet addon : aucun son de switch n’est simulé. Dommage, vu la qualité que nous offre Aerosoft. En revanche, les alarmes sonores sont reproduites à l’identique.

Conclusion:

Aerosoft nous prouve une nouvelle fois ses capacités à éditer dans sa propre maison, un addon de qualité. Beaucoup de soins ont été apportés à cet appareil, tant en vue interne qu’externe. Le joueur désirant s’évader et le simmeur désirant s’immerger trouveront forcément un intérêt a utiliser ce produit. Aerosoft a su surmonter la difficulté de programmer un chasseur sur un simulateur civil et s’en sort très bien grâce aux nombreux gadgets disponibles, tout en restant crédible face à la réalité. Les sensations de pilotage époustouflant ravieront tous les pilotes de chasseurs ou de Liners avides de nouvelles expériences. On peut donc en conclure qu’un grand pas en avant a été effectué par Aerosoft grâce à son travail de qualité, qui fera le bonheur de tous.
A noter qu’Aerosoft vient de sortir une 2ème mise à jour, le patch 1.11, qui corrige certains petits bugs de jeunesse. Preuve que l’éditeur se soucie de son produit fraichement sorti. L’update est disponible sur le site d’Aerosoft dans la rubrique FAQ.

References:

F-16 Fighting Falcon – 29.99 EUR – FSX

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