Ultimate 787

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Présentation

Lorsque qu’un modèle avion de ligne totalement nouveau arrive sur le marché c’est toujours un événement, surtout quand il s’agit du légendaire avionneur américain Boeing. Le défi était simple sur le papier mais immense à réaliser : remplacer le vieillissant B767, c’est-à-dire un appareil long courrier de moyenne capacité (200 à 300 sièges) se positionnant en dessous du gros 777. Pour ce faire, Boeing a développé le 787 surnommé Dreamliner.

Alors que son concurrent Airbus misait sur son gigantesque A380 qui serait alimenté en passager depuis des Hubs majeurs, Boeing a fait un pari tout à fait diffèrent en supposant que le besoin des compagnies et des passagers serait les vols « point à point » en reliant le maximum de destination entre elles avec des avions de capacité plus modestes. Ceci permettrait alors de désengorger ces immenses Hubs et de fluidifier le trafic et de permettre un transport plus rapide et efficace.

Le programme  fut lancé en 2004 et le premier vol a eu lieu en 2009. D’abord nommé 7E7, il deviendra donc 787. Initialement, trois versions étaient prévues : 787-3, 787-8, 787-9. Le « petit » 787-3 fut abandonné en 2010 faute de commande, mais la version 787-10 pouvant emporter jusqu’à 330 passagers voit le jour en 2013. Le premier 787 fût livré en 2011 pour le compte de la compagnie All Nippon Airways. Malgré quelques déboires et incidents en début de carrière, notamment à cause des systèmes électriques, le succès fut immédiat et continue encore aujourd’hui. Plus de 1400 exemplaires du Dreamliner ont été commandés et près de 800 déjà livrés. Il est appelé à devenir l’un des principaux avions long courrier pour les décennies à venir. Ses concurrents sont l’Airbus A330 et surtout le récent A350.

Contrairement à son petit frère le 737MAX, Boeing est cette fois ci parti d’une feuille blanche. Il fallait un avion d’une conception entièrement nouvelle incluant les dernières avancées en matière d’aéronautique civile, mais surtout un coût d’exploitation encore plus bas. L’utilisation massive de matériaux composites et l’emploi de moteurs de nouvelle génération permettent à Boeing de revendiquer une consommation par passager inférieure de 20 % par rapport à celle du 767. Son architecture de biréacteur le soumet aux régulations ETOPS, dont le temps maximal d’éloignement des côtes est portée à 5 heures 30  (ETOPS 330), du jamais vu. Notons également que sa très grande autonomie ouvre des perspectives de vols très long-courriers sans escales inédites. Le cockpit accueille une avionique ultra moderne qui deviendra la référence pour les autres modèles de Boeing à l’avenir. Les systèmes font un emploi massif de l’électrique au détriment de l’hydraulique et du pneumatique. L’accent est aussi mis sur le confort des passagers avec une large cabine et un système de pressurisation plus performant.

Voici les caractéristiques techniques des deux versions reproduites par Quality Wings, le 787-8 et le 787-9. A l’heure où nous écrivons ces pages, la version 787-10 est toujours en développement.

 Boeing 787

Modèle 787-8 787-9
Constructeur     The Boeing Company The Boeing Company
Equipage            2 2
Mise en service               2011 2014
Longueur            56.7 m 62.8 m
Envergure          60.1 m 60.1 m
Hauteur              17 m 17 m
Surface alaire   377 m2 377 m2
MTOW 227.9 t 250. 8 t
MLW     172 t 193 t
Nombre de passagers   242 (2 classes) 290 (2 classes)
Motorisation    GEnx-1B ou RR Trent 1000 (64 000 lbs) GEnx-1B ou RR Trent 1000 (71 000 lbs)
Vitesse de croisière      Mach 0.85 Mach 0.85
Autonomie max              7335 nm (13 620 km) 7635 nm (14 140 km)
Plafond                               43 000 ft (13 100 m) 43 000 ft (13 100 m)

* https://en.wikipedia.org/wiki/Boeing_787_Dreamliner

*https://www.boeing.com/resources/boeingdotcom/company/about_bca/startup/pdf/historical/757_passenger.pdf

Quality Wings s’attaque ici à un gros chantier car l’éditeur américain est tout simplement le premier à modéliser un 787 réaliste sur nos simulateurs. Ajoutons qu’il existe une version pour Flight Simulator X, et une autre pour Prepar3D v4 (donc en 64 bits), ce qui ravira nombre d’utilisateurs. Cet add-on a pour nom officiel Ultimate 787. Quality Wings a déjà produit par le passé d’autres avions intéressants mais qui sont resté un ton en dessous des ténors du hardcore. L’Ultimate 787 est de plus estampillé produit officiel par Boeing. Voyons voir ce qu’il en ait avec ce prometteur 787.

Achat et installation

C’est Flight1 qui se charge de la distribution via son logiciel Flight1 Purchase Agent. Pour ce faire, vous devez créer un compte chez eux puis procéder à l’achat et au téléchargement du 787. L’installation est rapide et en quelques minutes vous serez aux commandes d’un Dreamliner.

Extérieur

La ligne particulière du 787 est agréable à regarder, et Quality Wings  n’a pas manqué de bien modéliser cette silhouette si particulière. Les textures sont simplement magnifiques et bénéficient de la technologique PBR qui préfigure un nouveau palier en terme de rendu visuel.

Le plus remarquable est la réalisation de l’effet de wingflex où on voit la dièdre des ailes du 787 accroître pour atteindre une amplitude de plus de 3 mètres ! Les cinématiques d’autres parties mobiles sont également très fluides et semblent fidèles à la réalité.

Autre effets visuel dernier cri, l’intégration du True Glass qui permet d’afficher la pluie sur le cockpit et de rendre l’effet des essuies glace réaliste.

En revanche, il y a peu d’animations extérieures à se mettre sous la dent, si ce n’est un GPU et le réglage de la couleur et de la luminosité de la cabine. C’est à vrai dire un peu dommage mais nous nous en contenterons.

Intérieur 3D

Modéliser un cockpit réaliste et essayant de recréer l’ambiance intérieur d’un modèle encore inédit, voilà un sacré défi. Autant vous l’annoncer toute de suite, le pari est gagnant ! En plus de présenter des textures magnifiques, les immenses écrans LCD sont d’une remarquable précision d’affichage. Nous avons particulièrement apprécié le réalisme et la lisibilité des gauges et symboles affichés sur les différents écrans. Il est vrai que le 787 fait partie de cette nouvelle génération de glass cockpit dont les écrans sont encore plus grands et contiennent d’avantages de pages, menus, sous-menus, etc… Nous y reviendrons plus en profondeur dans la partie consacrée aux systèmes.

L’éclairage du tableau de bord nous a en revanche un peu déçu, pas tant par sa qualité mais pas la limitation de réglages simulés. Il n’est possible que partiellement de « dimmer » l’intensité de la luminosité des instruments. L’allumage de certaines lampes est simplement impossible. C’est certainement un point à améliorer car le potentiel est bien là.

Le poste de pilotage possède également son lot de petites animations comme le déploiement des pare-soleils ou encore le réglage des sièges (électriques!). Autre nouveauté présente et qui sera développé plus loin dans ce test, les tablettes Electronic Flight Bag (EFB), remarquablement bien intégrées dans le tableau de bord.

Modèle de vol / Performances

Malgré son poids important, le Dreamliner est incroyablement docile et facile à piloter. Ce sentiment souvent constaté par les pilotes de l’avion réel est tout à fait perceptible sur la mouture de Quality Wings.

Les quelques comparaisons avec les outils de performances réels tel que les planificateurs de vol suggèrent des performances assez réalistes et surtout bien différenciées en fonction de la version (787-8 et 787-9) et de la motorisation (Rolls Royce ou General Electric).

Comme sur son grand frère le 777, la direction est contrôlée automatiquement en cas de panne moteur et le comportement nous a paru tout à fait adéquat.

Systèmes

Captain Sim a du ici défricher le terrain car il s’agit de la première simulation en profondeur de ce type d’avion. Le 787 a inauguré une nouvelle génération d’avionique chez Boeing incluant encore d’avantage d’automatisme et un affichage numérique encore plus perfectionné. Nous allons faire un tour de centre névralgique du Dreamliner.

  • Instruments de vol / Glass Cockpit :

Le 787 offre à la fois une instrumentation nouvelle mais qui ne doit pas trop dépayser les habitués des Boeing de générations précédentes. Les informations se concentrent sur 4 grands écrans LCD. Les 2 écrans primaires EADI (Electronic Flight Instrument System) sont toujours là. A la différence des avioniques glass cockpit traditionnelles, les 2 écrans centraux peuvent aussi bien contenir les informations de navigation que celles des systèmes selon le réglage choisi. Ceux-ci remplacent donc les écrans de navigation (EHSI) et des systèmes (EADI). Voyez plutôt par vous-même sur les images ci-dessous:

Vous remarquerez que la symbologie Boeing traditionnelle est conservée mais les écrans sont beaucoup plus grands et permettent d’afficher bien plus d’informations qu’auparavant. Comme sur le 777, il est possible d’afficher sur les écrans les check-lists interactives. Nous regretterons juste que seules les check-lists normales aient été incorporées et qu’il faille passer son chemin pour les check-lists d’urgence. Même constat pour la page Status qui n’affiche aucune informations sur l’état de systèmes.

Comme sur le modèle réel, le 787 intégré Un HUD (Head Up Display) pour une meilleur visualisation de la trajectoire en approche.

En tous cas, c’est un sans-faute de la part de Quality Wings qui a excellemment bien modélisé les affichages multifonctions et reproduits les gauges avec fidélité et précision.

  • Navigation / FMS :

Toujours dans l’optique de ne pas bouleverser les habitudes de pilotes, le système de gestion de vol (FMS) ne change pas de philosophie. Seul l’interface CDU devient lui tactile mais à quelques détails près, le fonctionnement est le même. C’est la continuité de la logique Boeing.

Nous regrettons juste l’absence (pour le moment ?) de quelques fonctions comme la page ENG OUT qui permet d’adapter les performances sur un moteur, ou encore un calcul approximatif du point de début de descente (Top of Descent). Le téléchargement et l’insertion des données de vent réelles dans le plan de vol ne sont possible qu’avec le logiciel Active Sky (comme le radar météo). En revanche, il est possible d’obtenir la météo TAF/METAR d’un aéroport.

Toute la navigation est affichée sur les grands écrans centraux qui confèrent une grande lisibilité et un aperçu très clair de la situation. L’affichage du relief environnant et la prévenance des collisions avec le sol via l’EGPWS sont assistés du VSD (Vertical situation Display), soit un affichage de la situation verticale, très pratique et sécurisant. Le 787 inclut aussi un mode nommé Airport Map Dispaly qui permet de voir le déplacement de l’avion au sol sur les aéroports en affichant les taxiways et les pistes. Très pratique pour se repérer dans les dédales des grands aéroports.

 

  • Pilote automatique

Pas de changement non plus par rapport aux anciens Boeing. LNAV, VNAV, Auto Throtlle et Level Change seront vos principaux alliés lors de vos vols. Le pilote automatique se comporte idéalement et exécute très bien les autolands.

  • Electrique, Hydraulique, Air Conditionné / Pressurisation, Carburant :

Pas de remarque particulière, tout est présent, fonctionnelle et semble cohérent. Ne cherchez pas les Engine Bleeds, il n’y en a pas car le 787 utilise l’énergie électrique pour alimenter les compresseurs d’air conditionné, tout comme les démarreurs des moteurs. Adieu donc le pneumatique et place à la prépondérance de l’électrique à bord.

  • Gestion incendie / pannes :

C’est un peu le débat perpétuel. Qu’est-ce qu’il fait la différence entre un add on « réaliste » et un add on « hardcore ». Beaucoup d’entre nous diront le traitement des pannes car cela permet de faire ressortir la profondeur de fonctionnement des systèmes.

Nous n’avons pas de module de gestion de panne mais les commandes d’urgences et d’incendie sont présentes et simulées, ce qui constitue déjà un pas vers le « hardcore ».

Sons

Belle ambiance sonore, en particulier au niveau des moteurs. Les sons caractéristiques des deux types de moteur (Rolls Royce and General Electric) sont bien distinguables.

Un copilote virtuel vous accompagnera le long des vols en vous annonçant les calls les plus importants (rentrée du train, pilote automatique, check-lists etc…). Vous aurez aussi le loisir d’entendre le commandant de bord faire quelques annonces aux passagers.

Documentation

L’Ultimate 787 inclut un manuel assez complet mais qui n’est pas le manuel officiel. Les 400 pages permettent d’avoir une bonne vue d’ensemble et de vous initier aux systèmes et aux procédures du pilotage 787. Cela est complété par un tutoriel plutôt clair qui vous permettra de prendre la machine en main rapidement. Nous ne bénéficions cependant pas de table de performances mais les calculs précis du FMS couplés à un bon logiciel de planification de vol devraient vous permettre de calculer vos vols de manière précises.

Extra / Réglages

L’une des grandes attractions du 787, aussi bien en vrai que dans cette simulation est l’EFB (Electronic Flight Bag). Il s’agit d’un lot de 2 tablettes tactiles situé à côté de chaque pilote permettant de remplacer toute la documentation papier. Sur le Quality Wings, seuls le réglage de masse et centrage, le calcul des performances de décollage et d’atterrissage ainsi que les cartes d’approches (génériques, mais il est possible de rajouter les cartes de votre choix manuellement) sont disponibles. C’est déjà pas si mal et c’est sacrément bien fichu.

Une interface externe nomme 787 Dispatcher permet également d’installer des livrées des compagnies de votre choix, ou encore d’ajuster le chargement et le carburant du 787. Rien de révolutionnaire en somme. De toute façons, la tendance est à l’abandon de ces logiciels externes de configuration, pour les implémenter dans l’avionique, comme ici avec l’EFB ou le FMS.

FPS (frame per second) et configuration

Aucun problème de software ni de CTD n’ont été rencontré au cours des dizaines d’heures de vol avec notre Dreamliner. Stable et fluide, il est même plutôt raisonnable pour nos configs, même si cette dernière devra être assez costaude:

System Requirements:

  • Microsoft Flight Simulator X with SP2 or Acceleration OR
  • Microsoft Flight Simulator X Steam Edition
  • LM Prepar3D Version 4.2 or higher
  • Windows 7 or higher, recommend 64Bit
  • CPU 3.0GHz Quad Core
  • Memory Min 3 GB, recommend 6 GB or Higher
  • VGA memory 1 GB, recommend 2 GB or Higher

Machine test:

  • Windows 10 Professionnel
  • Intel i7-7700K 4.2 Ghz
  • SSD M2 256 Go
  • RAM DDR4 16 Go
  • RAM 16 Go
  • KFA GeForce GTX 1070
NOS NOTES ...
Achat, installation et prix
Systèmes
Graphismes
Documentation
Extra (utilitaires, etc...)
SourceQuality Wings
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