CRJ 700/900 X

Aerosoft - v1.0.5.0

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Présentation

Pour comprendre les origines du CRJ il faut remonter assez loin dans le temps. La très célèbre firme américaine Gates Learjet produisant les jets du même nom avait commencé dans le milieu des années 70 à développer un projet d’avion d’affaire de grande taille.

En 1976, la société Canadair acheta les droits à Bill Lear pour accoucher du Challenger 600 qui prit son envol en 1978. En plein marasme économique, Canadair fut absorbé en 1986 par la firme Bombardier qui commença à développer un avion de ligne régional basé sur l’avion de Canadair pour desservir les aéroports secondaires. Ce projet prit le nom de Challenger 800 et signa l’entrée de Bombardier dans l’industrie aéronautique, alors que le constructeur canadien était spécialisé dans la production d’engins terrestres et de motoneiges en particulier.

Le CRJ-100 (Canadair Regional Jet) naquit en 1989 et vola pour la première fois en 1991. Lufthansa en prit livraison en 1992 de son premier exemplaire puis s’ensuivit de nombreux clients. Le CRJ-200, version remotorisée arrivera en 1996. D’une capacité d’environ 50 sièges, il bénéficiera d’une autonomie allongée dans les versions 200ER, puis 200LR.

En 1997, Bombardier officialise le lancement de dérivés de plus grandes capacités et plus performants. En 2001, le CRJ-700 (70 sièges) puis le CRJ-900 (90 sièges) en 2003 entrèrent en service. Plus qu’un agrandissement, ces CRJ bénéficient d’une refonte significative avec notamment des ailes entièrement nouvelles et un plancher surbaissé. La famille CRJ sera complétée en 2010 par le CRJ-1000 d’une capacité de 100 sièges.

Le CRJ demeure un grand succès commercial puisque près de 1300 exemplaires ont été livrés à de nombreux clients dans le monde entier. Ses principaux concurrents sont les ERJ et E-Jets du brésilien Embraer.

L’éditeur Aerosoft a choisi de s’attaquer aux CRJ700 et 900 uniquement dont voici les principales caractéristiques :

  CRJ-700ER* CRJ-900ER*
Constructeur Bombardier (Canada)
Equipage 2 2
Mise en service 2001 2003
Longueur 32,3m 36.4m
Envergure 23,2m 24.9m
Hauteur 7,6m 7.5m
Surface alaire 70,6m2 71.1m2
MTOW 34t 38.3t
MLW 30.4t 34,1t
Nombre de passagers 66 à 78 76 à 90
Motorisation 2 x General Electric GE CF34-8C5B1 (61.3 kN) 2 x General Electric GE CF34-8C5 (64.5 kN)
Vitesse de croisière Mach 0.78 (447 kts, 829 km/h) Mach 0.78 (447 kts, 829 km/h)
Autonomie maximale 1378 nm 1553 nm
Plafond 41 000 ft 41 000 ft

 

 *https://en.wikipedia.org/wiki/Bombardier_CRJ700_series

CRJ-700:

CRJ-900:

Après des années d’attente et un développement interminable, le CRJ700/900 X pour Prepar3D et Flight Simulator X a finalement vu le jour en 2017. Il s’agit de la seule simulation complexe du célèbre jet régional de Bombardier. Pour ce faire, Aerosoft s’est associé à l’éditeur Digital Simulation, connu alors pour son excellent Fokker 70/100 il y a déjà une bonne dizaine d’années.

Le créneau des avions régionaux n’est pas le plus fourni sur nos simulateurs et nous retenons la bonne initiative d’avoir voulu développer un avion différent des habituels Airbus ou Boeing.  Comme Aerosoft le précise sur sa page produit, nombreux sont les simmeurs préférant les vols courts aux interminables longs courriers. De ce fait, le CRJ est une excellente solution :

« La plupart des adeptes de simulation ont un faible pour les vols de moins de 2 heures pour des raisons se résumant à deux phases d’un vol : le décollage et l’atterrissage. Celles-ci sont les phases les plus amusantes d’un vol. Pour ce genre de vol, les pilotes ont besoin d’avions adaptés. »

Avec le CRJ700/900 X, Aerosoft nous offre donc la possibilité de nous mettre dans la peau d’un pilote de ligne court courrier avec une réalisation annoncée être de qualité. Nous allons voir dans ce test ce que cela donne !

Achat et installation

Créez un compte sur le site d’Aerosoft puis sélectionnez au choix la version téléchargeable ou la bonne vieille version boîte. Une fois le payement effectué, vous recevrez un lien associé à une clé. Téléchargez l’installeur et quelques minutes plus tard vous voilà à bord de votre CRJ.

Pour agrémenter votre expérience du CRJ, Aerosoft a inclus d’emblée un certain nombre de livrées comme suit :

CRJ-700 :

Lufthansa Regional D-ACSB

American Eagle N508AE

HOP! Air France F-GRZH

Lufthansa Regional Star Alliance D-ACPT

United Express N770SK

Alaska Airlines N215AG

American Eagle N508AE OC

Brit Air F-GRZG

Conviasa YV2088

Delta Airways N367CA

Horizon Air N613QX

SA Express ZS-NLT

Styrian Spirit OE-LSF

CRJ 900 :

Lufthansa Regional D-ACNN

Lufthansa Regional D-ACKI

US Airways Express N247LR

Air Nostrum EC-JYA

Delta Airways N806SK

Adria Airways S5-AAK

Air Canada Express C-GOJZ

8Air Nostrum EC-JZS

Air One EI-DOT

AtlasGlobal TC-ETC

Binter Canarias EC-MEN

PLUNA CX-CRA

SAS Scandinavian Airlines OY-KFI

D’autres livrées produites par divers auteurs sont également téléchargeables depuis le forum d’Aerosoft. Vous devriez trouver les couleurs de votre compagnie préférée sans trop de problème…

Extérieur

Comme les images dévoilées pendant le développement le laissaient présager, notre CRJ est vraiment agréable à regarder et superbement modélisé. Le rendu global n’appelle pas à la critique et nous avons devant nous incontestablement un bel appareil. En revanche, quand on observe de plus près, on remarque que le découpage de certaines textures ou la modélisation de certains détails tels que les rivets ou les tubes pitots sont un peu moins réussis, voire légèrement flous. Bien entendu, en constatant cela nous plaçons la barre très haute tant la qualité graphique des add ons modernes atteint désormais des sommets.

Les cinématiques de parties mobiles sont réalistes, en revanche les effets dynamiques sont un peu limités. Pas de wingflex, vortex, ou encore de gaz d’échappements visibles. On se rattrapera avec de belles flammes en cas de feu moteur.

Lors des escales, vous pouvez faire poser des calles, ou bien brancher un GPU ou un groupe d’air conditionné qui font un boucan d’enfer, à notre goût un brin exagéré !

Pour finir, nous avons particulièrement bien apprécié le rendu de l’éclairage LED des phares d’atterrissages remplaçant de plus en plus les traditionnels halogènes. 

Intérieur  3D

Souvenez-vous, l’A320-X v2 nous avait impressionné par son cockpit 3D. Et bien nous confirmons qu’Aerosoft est un spécialiste des ambiances intérieures.

Pour juger de la qualité d’un cockpit virtuel, il faut jauger la sensation de l’impression « d’y être ». C’est ici totalement réussi. Dès les premières secondes, on est saisi par l’ambiance dégagée.

Les textures sont magnifiquement réalisées et l’ensemble est très fluide et agréable à l’œil. Les jauges et instruments sont aussi d’une très grande netteté et on reconnait immédiatement l’instrumentation propre au CRJ.

Nous sommes en revanche un peu plus mitigés sur l’éclairage de nuit. Si les lumières oranges des instruments sont d’un bel effet, il n’est malheureusement pas possible d’ajuster l’intensité (dimmeable), ou de les allumer par partie de tableau de bord (les interrupteurs de la partie centrale commandent tout le cockpit, et les réglages côté pilote et copilote n’ont aucun effet).

Notons la présence de tablettes tactiles (Electronic Flight Bag) de chaque côté, c’est désormais en vogue aussi bien sur nos simulateurs que dans les cockpits réels, nous y reviendrons plus tard.

Il faut aussi se passer d’une cabine virtuelle et cela devient de plus en plus rare. Pas de cockpit 2D non plus. Est-ce vraiment indispensable finalement ? A vous d’en juger.

Modèle de vol / Performances

Le CRJ est un appareil à commande vol classique dont la voilure, comme nous l’avions vu précédemment, est issue du Challenger. De ce fait, les vitesses de décollage et d’approche sont relativement élevées pour un appareil de ce gabarit.

Une fois au commande, on constate que la manœuvrabilité est bonne et on prend beaucoup de plaisir à voler manuellement. L’absence d’auto manette, nous y reviendrons, ajoute une charge de travail et en fait un avion nécessitant beaucoup d’attention.

Les performances sont réalistes et les vitesses cohérentes avec les puissances affichées. De plus, les versions 700 et 900 possèdent un fichier dynamique (.air) propre à chacune d’entre elles. Seule petite critique, le démarrage des moteurs est un peu rapide et la puissance délivrée au roulage un peu excessive au ralenti.

Dans les limites imposées par le simulateur (FSX/P3D), notre CRJ semble plutôt réussi sur le plan dynamique.

Systèmes

Aerosoft fait partie de ces éditeurs modélisant de très beaux avions mais qui n’ont jamais vraiment eu de label hardcore, synonyme de quelques lacunes au niveau des systèmes et décevant quelque peu certains utilisateurs. Sur le CRJ 700/900X, la barre est annoncée plus haute, ce que nous avons hâte de vérifier.

  • Instruments de vol / Glass Cockpit:

Le CRJ est un avion entièrement Glass Cockpit dont la disposition des instruments est semblable à nombre d’avions de sa génération. Si vous n’avez jamais mis les pieds dans un cockpit de CRJ, vous trouverez rapidement vos marques même s’il comporte des spécificités.

Vous trouvez devant vous les instruments de vol et de navigation commandant / copilote ainsi qu’au centre 2 écrans EICAS affichant en permanence l’état des différents systèmes de l’avion. Ces derniers permettent d’afficher les synoptiques de votre choix (air conditionné, électrique, commandes de vol, etc…). Le CAS de Bombardier (Crew Alerting System) informe l’équipage immédiatement de toutes pannes ou dysfonctionnements. Le CRJ n’a pas révolutionné l’aviation mais c’est efficace et ergonomique.

Notons l’implémentation d’un HUD (Head Up Display) affichant les paramètres du vol (attitude, vitesse, altitude, cap, etc…) devant les yeux du pilote sans avoir à regarder les instruments via une petite glace se déployant devant lui. Ce système est très précis lors des approches et des décollages par basse visibilité et permet selon le cas d’abaisser les minimas d’atterrissages.

La partie la plus intéressante est l’intégration de tablettes tactiles accessibles implémentées dans le cockpit. C’est un outil très pratique et fonctionnel permettant aussi bien de procéder à des réglages de l’add-on, ajuster le mass & balance, calculer les vitesses de décollage et d’atterrissage (V speed), ou encore de connecter le matériel au sol (cales, GPU, etc…). Ceci permet de se passer de fichiers ou de logiciels externes pour ces différentes opérations et c’est un grand progrès en matière d’ergonomie.

  • Navigation / FMS :

Si vous n’avez jusqu’à présent utiliser que des add-ons Boeing ou Airbus, il va falloir apprendre quelque chose de nouveau. Le cœur de la navigation d’un avion moderne, le FMS (Flight Management System) est tout à fait différent de ceux des autres constructeurs, même si vous le verrez, la logique est plutôt intuitive.

L’interface est très complète et les fonctionnalités quasiment tous simulées. Aerosoft n’as pas choisi d’implémenter la fonction Datalink qui permet d’obtenir des informations météo ou d’insérer des calculs de vent issus de données réelles. Ce n’est de toutes façons pas indispensable sur un simulateur et nous n’en tiendrons pas rigueur.

La présentation de l’écran de navigation est aussi fort différente. Rien de perturbant mais il faudra s’habituer à une disposition spécifique. Notons qu’il y a en haut de l’écran un rappel des 3 prochains waypoints du plan de vol avec des informations de temps de passage et d’altitude. Cela est bien pratique et permet de se passer de fouiller les pages du FMS.

Comme beaucoup d’éditeur, Aerosoft ne fait pas confiance à la météo du simulateur et le radar météo ne fonctionnera qu’avec le logiciel Active Sky installé. En revanche, l’EGPWS prévenant et affichant les risques de collisions avec le relief est bien de la partie.

  • Pilote automatique :

Comme pour le FMS, le pilote automatique demandera un petit temps d’adaptation. Le fonctionnement est cependant très classique : modes NAV, APP, V/S, HDG, etc…

La particularité est qu’il n’y a pas de mode de suivi de la navigation verticale (VNAV). Le profile vertical calculé par le FMS devra être ajusté par le mode Verticale Speed (V/S) par une intervention du pilote selon le taux de descente requis. Cela s’appelle de l’advisory VNAV.

Ne cherchez pas non plus de gestion automatique de la poussée. Vous devrez constamment surveiller votre vitesse et afficher la puissance nécessaire. Notons que vous bénéficierez cependant des modes TOGA, CLIMB ou MAX POWER) limitant la puissance maximale selon la phase de vol.

Le CRJ est certifié CAT II pour les minimas d’atterrissage. Il n’y a donc pas d’atterrissage automatique possible. Descendre en manuel à 100 ft sol sans voir la piste à près de 140 kts demande une certaine dextérité et constitue un challenge en soit. Le HUD permet de vous faciliter un peu la tâche.

  • Electrique, Hydraulique, Air Conditionné / Pressurisation, Carburant :

C’est une bonne surprise pour notre CRJ. Le réalisme et la profondeur de la simulation des systèmes est un marqueur du sérieux du travail de développement d’un add-on. Sur ce plan, Aerosoft s’en sort ici plutôt bien.

Les effets et réactions de systèmes sur l’avion sont globalement réalistes. Du système hydraulique, à l’air conditionné en passant par la gestion du carburant, l’ensemble est convaincant et on sent vraiment qu’Aerosoft a fait un effort.

Pour illustrer cela, nous avons constaté que les valeurs affichées par les systèmes électriques (voltage, intensité, etc) sont réalistes en fonction des réglages. Même remarque pour l’hydraulique qui affiche les bonnes pressions.

Nous avons bien constaté quelques petites imperfections mais nous ne nous étalerons pas dessus vu qu’Aerosoft ne prétend pas produire un logiciel de Study Level.

  • Gestion incendie / pannes :

Aucune gestion des pannes n’est au programme et ce n’est pas dans la philosophie de l’add-on. Il faudra vous contenter du module de panne de FSX/P3D par défaut. Il y a tout de même possibilité de s’exercer un peu en programmant un feu ou une panne moteur par exemple, surtout que la plupart des commandes d’urgences sont simulées. C’est un peu faire avec les moyens du bord mais on s’en contentera…

Sons

Une grande réussite qui est à mettre en lien avec le talent d’Aerosoft pour le réalisme de l’ambiance aussi bien intérieure qu’extérieure.

Ce que l’on remarque en premier lieu, c’est que le bruit des moteurs est à peine perceptible depuis le cockpit. Cela est tout à fait normal puisque les réacteurs sont situés à près de 30 mètres derrière vous…

Nous attribuons une note particulièrement positive à l’ambiance sonore du cockpit. Les bruits émis par les différents systèmes comme l’hydraulique ou l’air conditionné sont très réalistes et en adéquation avec le mode de fonctionnement.

Les sons d’alerte et du GPWS sont fidèles à la réalité et contribuent à l’immersion aux commandes du CRJ. Petit plus appréciable, Aerosoft nous offre le RAAS (Runyway Awareness and Advisory System) de FS2Crew (29.95 EUR séparément) annonçant sur quelle piste nous nous trouvons ou approchons.

En fonction de la phase de vol, vous entendrez les annonces de la chef de cabine. Le copilote ne se fait lui entendre que par quelques éternuements… Des calls pour la rentrée du train ou des volets auraient été un peu plus utiles à notre goût…

Pour finir, quel drôle d’idée d’avoir fait un GPU dont le bruit insupportable ressemble davantage à celui d’un marteau piqueur.

Documentation

De ce côté-là, nous sommes agréablement surpris par la quantité de support relativement fournie pour ce CRJ. Sans disposer d’un vrai FCOM (Flight Crew Operating Manual), Aerosoft nous offre entre autre un manuel assez complet sur les systèmes, ainsi que de nombreuses tables de performance comprises dans un QRH (Quick Reference Handbook). Un tutoriel vous permettra de faire vos premiers pas aux commandes de cet avion. Les checklists d’urgences ne sont en revanche pas présentes étant donné que la gestion des pannes n’est pas intégrée.

Extra / Réglages

Le CRJ manager permet de configurer entre autre la mass & balance, ainsi que faire de brefs calculs de carburant. C’est fort pratique si vous ne disposez pas de logiciel de planification avancé. Il est aussi possible d’accéder aux réglages d’options et de configuration du CRJ.

Nous ne retrouvons pas la désormais en vogue fonction cockpit partagée mais il est possible que cela soit le cas à l’avenir. A suivre…

FPS (frame per second) et configuration

Encore un point très positif sur notre CRJ. Non seulement le visuel est de grande qualité, mais en plus il est très «FPS friendly» ! Cela devient selon nous un avantage décisif à une époque où la gourmandise des add-ons en matière de ressource système devient problématique pour les utilisateurs ne pouvant s’offrir des configurations surpuissantes.

Une carte graphique peut coûter à elle seule le prix d’une config d’il y a 10 ou 15 ans. Ceux n’ayant pas les moyens ou l’envie de dépenser des sommes folles apprécieront de pouvoir profiter de ce CRJ avec une machine plus modeste. Bravo à Aerosoft pour cet excellent niveau d’optimisation.

Seule ombre au tableau, nous avons vécu quelques CTD (Crash to Desktop) dus au module ASCRJ.dll sans raison apparente, que semble avoir expérimenté de nombreux utilisateurs. Ceci est très handicapant et devenu plutôt rare avec les adons récents. Précisons que ce test a été réalisé avec une machine très récente et puissante.

Windows 10 Professionnel

Intel i7-7700K 4.2 Ghz

SSD M2 256 Go

RAM DDR4 16 Go

RAM 16 Go

KFA GeForce GTX 1070

Espérons que ce problème soit réglé avec les dernières mises à jour car cela est pour le moment rédhibitoire.

 

Références

CRJ 700/900 X 

FSX/SE, P3Dv4.2

49.99 EUR – Boîte / 50.79 EUR – Téléchargement

Plus d’informations

NOS NOTES ...
Achat, installation et prix
Systèmes
Modèle de vol
Graphismes
Documentation
Sons
Extra (utilitaires, etc..)
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